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Cat's Eye

[G]
Achevée

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Titre : De bien étrange voleurs

Auteur :betha

Résumé : Pour changer voici une petite fic alternative de nos chères soeurs, j'ai apporté quelque changement mais, j'attends avec impatience vos impressions sur mon alternation... !

Crédits : Tout les personnages, exceptés les miens, appartiennent à Tsukasa Hojo

[Histoire publiée le 2007-09-05 - Mise à jour le 2009-05-24]


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Note de l'auteur : j'attend votre avis pour savoir si ma fic alternative et à votre goùt...

Chapitre 2 :: Chapitre 2 : Chapitre 2 – Une rencontre inattendue

Le lendemain, Toshio sortit plus tôt que prévu. Il partit avant que Naguy n’ouvre le café. Ce dernier eut l’agréable surprise de voir arriver Hitomi et l’accueillit d’un sourire. Cela faisait un moment qu’il ne l’avait pas vu et bien que sachant qu’elle allait bien, le jeune homme ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter des relations particulières que la jeune femme entretenait avec son frère.
Hitomi s’avança, ses long cheveux brun relevés en une savante natte qui dégageait son visage fin et faisant ressortir davantage ses yeux chocolat.

A la mine qu’elle arborait et à l’ombre dansante au fond de ses prunelles, Naguy devina et qu’il avait trop souvent vu chez son frère ces derniers temps, que quelque chose n’allait pas.

- Bonjour, cela faisait longtemps qu’on ne t’avait pas vu. Tu as une petite mine dis-moi, une nouvelle enquête te tracasserait-elle ?
- Bonjour Naguy, oui si on veut. J’avais juste besoin d’un café avant d’y aller et comme je ne t’avais pas salué depuis un moment, je suis passée.
- Tu sais bien que tu es toujours la bienvenue, tout comme tes sœurs d’ailleurs.

Hitomi le remercia d’un pâle sourire et balaya rapidement la salle du regard. Elle qui d’habitude semblait si sûr d’elle paraissait gênée et cela surprit Naguy. Il lui servit un café fumant comme elle les aimait et gronda gentiment Ken qui tout occupé à sa tache, tournait le dos à la jeune femme.

- Ken, je crois t’avoir appris la politesse non ?
- Désolé, dit Ken en se tournant vers la jeune femme à laquelle il adressa un sourire avant de la saluer.
- Bonjour Hitomi, ça faisait longtemps, ravi de te revoir. Excusez-moi mais il va falloir que je file ! A plus tard Naguy ! Bye Hitomi !

Sur une révérence, il déguerpit plus qu’il ne s’éclipsa ce qui fit rire Hitomi. Naguy s’excusa pour l’attitude juvénile de son jeune frère et ajouta avec un sourire charmeur :

- Maintenant que nous sommes seuls, si tu me disais ce qui te tracasse ? Ca concerne un de mes frères peut-être ?
- Non, c’est que…Ok, Ruï a prit l’habitude de toujours vouloir nous surprotéger pour remplacer notre mère et je suis venue m’excuser…
-T’excuser ?
- Oui, elle devrait pourtant savoir que je suis Inspecteur et donc que je peux me défendre toute seule.
- Je ne le sais que trop bien pour t’avoir vue à l’œuvre.
- Elle m’a avoué hier soir être venue vous trouver et…
- Rassure-toi, elle s’est toujours très bien conduite envers nous. Et puis, tu sais, c’est normal que de vouloir protéger sa famille, mes frères sont pareils.
- Tu es gentil Naguy.

- Moi, c’est plutôt le coté Dom Juan de Toshio qui a tendance à m’horripiler certains jours. Heureusement que nous n’en avons qu’un comme lui dans la famille.
Devant la mine contrite et la grimace que son interlocuteur affichait exprès pour lui faire retrouver son sourire, Hitomi éclata d’un rire cristallin mais l’instant suivant, son regard se voila de nouveau. Aussi Naguy lui demanda-t-il sans perdre son calme légendaire :

- Je ne veux pas être indiscret mais, ce serait-il passé quelque chose entre vous ?
Hitomi se tut et reposa doucement sa tasse de café sur le comptoir.
- Mes intuitions lorsqu’il s’agit de mes frères son souvent justes, poursuivit Naguy, et bien que vous soyez amis, j’ai bien remarqué depuis le jour de votre rencontre que vous vous plaisez mutuellement, même si mon frère ne nous l’a jamais dit ouvertement.
-…
- Si aucun de vous ne fait le premier pas, rien ne pourra arriver.
- Je le sais bien…
- Continuer à vous disputer comme vous le faites ne résoudra rien. Mais, bon, cela ne me regarde pas après tout, c’est de votre vie dont il s’agit, termina-t-il en haussant les épaules.

Le sourire complice qu’il lui adressa acheva de la détendre. A chaque fois qu’elle avait discuté avec lui, Naguy avait toujours été de bon conseil, peut-être avait-il raison cette fois-ci encore ?

Hitomi le remercia pour le café et prit bientôt congé, prétextant être attendue au commissariat. Plus tard dans la soirée, Naguy eut droit à une visite surprise de Rui. Cette dernière ne venant jamais si tard et semblait vouloir discuter, car elle prit place au bar et attendit qu’il ait servit des clients avant de prendre la parole.

- Bonsoir Naguy.
- Bonsoir belle dame. Deux fois en deux jours, décidément vos visites se rapprochent de plus en plus, vous m’en voyez flatté ! Puis-je te servir un café ou autre chose ?
- Non merci, vilain flatteur, répliqua-t-elle avec un petit sourire.
Sourire qui s’estompa rapidement et elle poursuivit :
- Je sais qu’ Hitomi est passée.
- Exact. Elle voulait s’excuser de ton intervention, mais, je lui ai répondu que c’était inutile car je comprenais très bien ta démarche.
- Elle m’a pourtant fait la leçon hier… Je n’aurais pas du passer mes nerfs sur toi, pardonne-moi.
- J’accepte de te pardonner mais à une condition, commença-t-il mutin.
- Laquelle ?
- Que tu acceptes de dîner avec moi.

Ruï hésita. Les deux frères se ressemblaient mais l’aîné ne semblait pas avoir les « tares » du cadet concernant la gente féminine. Finalement, la jeune femme n’en savait pas beaucoup sur lui excepté le fait qu’il n’avait pas la fâcheuse tendance de baver devant elle comme plus part des hommes. Face à son hésitation, Naguy ajouta :

- Rassure-toi, Toshio et moi n’avons pas du tout le même caractère, même si nous avons certains points en commun. Je ne suis pas aussi frivole que lui. Ceci dit, tu peux toujours refuser mon invitation... Je n’ai pas pour habitude de forcer la main à quiconque.
- J’accepte ! Dit-elle tout en pensant qu’il était inutile qu’il force la main d’une femme pour passer la soirée en sa compagnie, persuadée qu’elles devaient sans doute faire la queue tous les jours dans le café pour avoir ses faveurs.
- Demain soir, tu es déjà prise ?
- Non.
- D’accord ! Dans ce cas, je passerai te prendre à 19 heures, ça te convient ?
- Ok, tu as déjà mon adresse je présume mais, je te donne ma carte au cas où.

Il lui sourit de nouveau et elle se sentit fondre. Cet homme avait un sourire tellement doux qu’on ne pouvait pas ne pas tomber sous son charme.

Plus tard dans la soirée, lorsque les garçons eurent fermé et furent réunis au salon, Ken arborait une mine préoccupée et leur avoua :

- Le propriétaire est un certain Abel Martin et il nous connaît.
- Il nous connait ?
- Oui, il a pénétré mon adresse mail avant que je ne puisse le stopper et m’a laissé un mot concernant les frères Toshibara. Ce dernier nous demande d’aller leur rendre visite ce soir.

- Ca sent le piège à plein nez si vous voulez mon avis, déclara Toshio. Mais, j’ai bien peur que nous n’ayons pas le choix. Par contre, un seul d’entre nous se rendra là-bas, comme cela en cas de problème les autres peuvent toujours intervenir.

Naguy répliqua sans perdre son calme :

- Et bien entendu, tu voudrais y aller, mais, c’est hors de question. C’est moi l’aîné et c’est donc à moi d’y aller. Vous, vous resterez à l’écoute mais, attention, ne faites pas de bêtises, ok ?

Toshio et Ken acquiescèrent devant le ton inexpressif et pourtant calme de Naguy. Peu après, ses frères dans une voiture à proximité du lieu de rendez-vous, Naguy arriva en moto et se présenta à l’entrée de la propriété qu’ils avaient visitée la veille.

Ken avait rassemblé toutes les données récoltées sur la vie d’Abel Martin et branché une micro-caméra sur les lunettes de soleil que Naguy portées, accrochées à sa chemise. Ce dernier fut bientôt introduit dans un immense salon où l’attendait un vieil homme aux tempes grisonnantes, en complet veston gris sans cravate. Le vieil homme se tenait debout, face à la cheminée au-dessus de laquelle se trouvait le fameux tableau qu’ils cherchaient.
Naguy toujours avec calme prit la parole :

- Bonsoir, vous vouliez me voir ?
- Bonsoir, vous êtes venu seul à ce que je vois, mon invitation était pour vous trois mais ce n’est pas grave, asseyez-vous Monsieur Toshibara. Vous devez être l’ainé : Kusanaguy ?
- Exact, à qui ais-je l’honneur ?
Cette question amena un petit sourire sur les lèvres du vieil homme :
- Je vois que vous m’avez oublié. Je suis votre parrain.
A cette révélation inattendue, le regard de Naguy s’agrandit mais, il se ressaisit vite et demanda :
- Prouvez-le.
-Très bien. Vous vous souvenez de cet anneau en or gravées de vos initiales et d’une rose représentant l’armoirie de mon pays et de celui de votre père : L’Angleterre ?
- Je vois que vous êtes bien informé mais, cela ne prouve en rien que vous êtes celui que vous prétendez, lâcha Naguy en balayant du regard le salon avant de le poser sur son hôte.
Son interlocuteur poursuivit :
- Ce tableau « ELDORADO » que vous étiez venu chercher…
- Eh bien ?
- Votre mère Sakura l’a peint pour vous le jour de votre naissance. Si je vous apprenez que je vous ai moi-même mis au monde et que le titre de ce tableau provient du fait qu’un poulain de l’écurie familiale a vu le jour en même temps que vous et qu’il portait le nom d’Eldorado.

Naguy connaissait bien cette histoire, son père la lui ayant souvent racontée. Son attention soudain aiguisée, il plongea son regard dans celui du vieil homme et le fixa un petit moment avant de porter finalement la main à son oreillette et de dire :

- Je veux bien vous croire, du moins pour le moment. Toshio, Ken venez me rejoindre.
En attendant l’arrivée de ses frères, Naguy tint à mettre en garde son parrain potentiel :
- Je n’accorde pas ma confiance facilement alors, faites attention à ne pas me décevoir monsieur Martin.
- Appelez-moi Abel ou Abe comme vous le faisiez étant enfant, je vous en prie.
Naguy se figea, le prénom Abe lui évoquant un sentiment familier mais il préféra ne rien montrer de son trouble et afficha un masque. Quand ses frères l’eurent rejoint, Naguy fit les présentations devant un Toshio des plus méfiants.
- Mon dieu ! Comme vous ressemblez à Sakura et Marc ! Des portraits crachés !
- Que nous voulez-vous ? Grogna ce dernier.
- Je voudrais vous rendre ce tableau qui vous appartient tout d’abord, et, ensuite vous dire que si vous avez besoin de quoi que se soit, je suis là. Je n’ai pas pu vous aider auparavant et je le regrette mais, sachez que vous pouvez dorénavant faire appel à moi n’importe quand.
Les trois frères échangèrent un regard entendu et Ken s’exclama :
- D’accord, pour preuve de bonne foi, j’aimerais assez que vous m’expliquiez votre système d’alarme pour commencer, c’est une merveille.
- Je te le montrerai avec plaisir mais, je serais très étonné qu’un jeune garçon de ton âge y comprenne quoi que ce soit.
- Plus c’est compliqué et plus j’aime ! Et puis, je vous signale au passage que j’aurai bientôt 16 ans.
Toshio et Naguy éclatèrent de rire devant la mine médusée d’Abel Martin. Toshio prit la parole à son tour :
- Ken est un vrai petit génie, vous pouvez nous croire mais, il ne faut pas trop le lui dire ou il prendra vite la grosse tête.
- Je vais vous donner les clés de cette maison que vous pouvez considérer comme vôtre.
- Nous allons discuter de cette nouvelle situation entre nous et vous rappellerons mais, si vous voulez nous voir, nous possédons le « CAT’S EYES ». Au fait, appelez-moi Naguy et merci pour le tableau.
- Je t’en prie.

Après avoir échangé encore quelques mots, les trois frères rentrèrent chez eux avec le véritable tableau de Sakura Toshibara sous le bras. De retour au café, Naguy rangea la précieuse toile avec les autres qu’ils avaient déjà récupérés avant de dire à ses frères :

- Je propose qu’on laisse faire les choses et on verra bien. S’il est bien celui qu’il prétend, tôt ou tard, on en aura la preuve, dans le cas contraire, il sera toujours temps d’aviser.
Ses frères hochèrent la tête et chacun regagna sa chambre et son lit pour la nuit.

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