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Cat's Eye

[G]
En-cours

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Titre : Saison 3 : la brigade spéciale

Auteur :Carine

Résumé : Suite de l’anime, avec arrivée des personnages du manga. Une nouvelle affaire à l’étranger, des découvertes peu réjouissantes et un élément extérieur vont pousser Toshio à vouloir se spécialiser et à créer la brigade spéciale anti-Cat’s Eye… et c’est pas gagné ! N’est-ce pas, chef ?

Crédits : Les personnages de “Saison 3 : la brigade spéciale” appartiennent à Tsukasa Hōjō

[Histoire publiée le 2008-11-02 - Mise à jour le 2009-06-21]


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>> Ch.5

Note de l'auteur : L'affaire étant lancée, les découvertes commencent... Ce chapitre fait beaucoup référence à l’épisode 35 « Un paysage japonais » où nos trois sœurs préférées aidées de Nagaishi ont utilisé un stratagème original pour éloigner la police de la piste Heintz. Là encore quelques notes en fin de chapitre.

Chapitre 4 :: Pleins feux

« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous venons d’atterrir à Rome. Il est 18h39 heure locale, la température est de 27°C. Nous vous remercions d’avoir choisi notre compagnie et vous souhaitons un agréable séjour. »
Ai : Ah, enfin arrivées, autant d’heures d’avion, c’est mortel.
Hitomi (réglant sa montre) : On est le 21, il est 18h39. Alors, Neesan, quel est le programme ?
Rui : Nous rejoignons ce soir l’hôtel « Etterna » à Rome où nous passerons la nuit (1). Demain, signor Razzi, un ami de Nagaishi-san viendra nous chercher à l’hôtel et nous emmènera jusqu’à Athènes par hélicoptère (2). Nous y resterons 15 jours. Au menu : “travail” et tourisme pour l’exposé de Ai. Ensuite, on retourne à Rome par hélicoptère, et on y restera une semaine, à faire le plus de visites et de photos possibles afin de faire croire à un séjour de trois semaines. Ca vous va ?
Hitomi : Ben dis donc, c’est pas de tout repos !
Rui : Qui a dit qu’on était là pour se reposer ?
Hitomi et Ai grognaient tout en se relevant de leurs sièges. Elles descendirent de l’avion, récupérèrent leurs bagages et se rendirent à l’hôtel en taxi.

Dès leur arrivée à l’hôtel, un employé se chargea de leurs bagages, mais il fut contraint de demander l’aide d’un de ses collègues vu la quantité de valises et autres sacs.
Ai : Ben évidemment, on est là pour trois semaines, on allait pas avoir qu’une pov’ valise chacune !
Hitomi : J’ai promis d’appeler Toshi en arrivant.
Rui : Tu sais quelle heure il est ?
Hitomi : Ben huit heures et des patates.
Rui : Et à Tōkyō ?
Hitomi : … Euh oui, j’appellerai demain matin, je vais quand même pas le réveiller en pleine nuit !

Les trois sœurs montèrent dans leur chambre et prirent une douche avant de descendre dîner dans la salle de restaurant de l’hôtel. Elles dînèrent léger, et rapidement, car il était déjà tard. Puis elles montèrent se coucher.
Rui : Demain, nous devons être prêtes à dix heures précises, Nagaishi-san m’a dit que signor Razzi était très ponctuel.
Ai : C’est inhumain ! J’suis crevée !!!
Hitomi : Alors couche-toi vite, tu dormiras plus.
Ai : J’crois que j’vais surtout piquer un roupillon dans l’hélico.
Hitomi (moqueuse) : Pour ça, faut déjà que t’arrives à te lever à temps demain.
Ai (fait la tête) : Qu’est-ce que tu insinues? (Elle lui balance un oreiller à la figure) Mauvaise langue.
Hitomi (lui rebalançant l’oreiller) : Ca reste à prouver !
Rui : Ca suffit ! Il est grand temps de dormir. Vous avez bien mis vos affaires pour Athènes dans des valises séparées, j’espère.
Hitomi et Ai : Ouiiiiiiiii
Rui : Bien. Bonne nuit.

Hôtel Etterna, lundi 22 juillet 1985, 9h30 (7h30 GMT)
Hitomi : Allez, debout espèce de feignasse, faut te bouger si tu veux un p’tit déj’.
Ai (accrochée à son oreiller) : Mmmmhhhh encore un peu …
Hitomi : Pas question !!!
Elle attrapa sa sœur par les pieds et la fit tomber par terre.
Ai : Aïe, ça va pas la tête ? Tu peux pas être plus douce ?
Hitomi : Ca fait déjà une demi-heure que je te secoue, et visiblement ça suffisait pas. Grouille-toi, on part dans une demi-heure.
Ai (elle se réveille bizarrement d’un coup) : QUOOOIIIII, DEJAAAAAA !!!!!!! J’suis à la bourre !
Hitomi : Comme d’hab’. Bon, habille-toi vite, et avale quelque chose avant de partir. Moi, je descends téléphoner à Toshi.
Hitomi descendit les escaliers rapidement et demanda à téléphoner au réceptionniste. Ce dernier lui indiqua les téléphones. Hitomi s’empara du combiné et composa le numéro.

Commissariat d’Inunari, lundi 22 juillet 1985, 16h45 (7h45 GMT)
Drrrrriiiiiiinnnnnng
Toshio : Commissariat d’Inunari, inspecteur Utsumi à l’appareil.
Hitomi : Allô Toshi, c’est moi.
Toshio : Hitomi ! Vous êtes arrivées ?
Hitomi : Oui, depuis hier soir, mais comme il était 3h du matin à Tōkyō, j’ ai préféré attendre ce matin pour t’appeler. (voyant Ai s’approcher d’elle, une tartine à la main et lui faisant signe qu’elle était prête) On est sur le point de partir pour notre première journée de visite.
Toshio : Amusez-vous bien, et fais attention aux Italiens.
Hitomi : Ne t’inquiète pas. Bon, je te laisse, je t’écrirai, promis.
Toshio : A bientôt. (Il raccroche, puis remarque le manège de sa collègue) Ne me dites pas que vous avez écouté notre conversation !
Asatani : Pas du tout.
Toshio : Ah, je sais, vous avez essayé de localiser l’appel, c’est ça ?
Asatani : Ce coup de fil était trop court pour pouvoir localiser l’appel avec précision.
Toshio : Mais il vient bien d’Italie, non ?
Asatani : C’est exact.
Toshio : Alors, arrêtez de les soupçonner.
Le chef entra.
Toshio : Ca y est, chef, vous avez fini avec l’ordi ?
Chef : Oui, c’est bon, tu peux y aller. Mais pas trop longtemps, on n’a pas fini le boulot, c’est compris ?
Toshio : Oui, chef.

Toshio se rendit à la salle informatique un dossier sous le bras, et s’installa devant le seul ordinateur dont il pouvait se servir. Il l’alluma, sortit quelques documents de son dossier, qui lui permettraient de trouver rapidement ce qu’il cherchait. Il pianota sur l’ordinateur et ouvrit un fichier.
Toshio : Alors, voyons voir ce qu’il y a sur ce Irie-san.
Il chercha un moment, mais ne trouva rien de nouveau. Il allait abandonner, quand quelque chose attira son regard : à force de chercher dans tous les sens, il avait fini par ouvrir les propriétés du fichier, et un détail troublant apparaissait sur l’écran.
Toshio (très étonné) : « Modifié le 14 mars 1984 » ! (3) Qu’est-ce que ça veut dire ?
Il parcourut tout son dossier papier des yeux à la recherche de dates. Il allait de surprises en surprises.
Toshio : Ca alors ! C’est le lendemain du jour où on a reçu le fax de RFA parlant de la toile « Le Vent », et le jour même où j’ai mis la main dessus. Et surtout, c’est quelques jours avant que les collègues n’aient sorti ce dossier papier, c’est-à-dire avant la consultation de ce fichier informatique. C’est curieux, très curieux…

Toshio se leva et se rendit à son bureau. Il fit part de ses découvertes au chef et demanda à contacter la police allemande pour tenter de savoir quelle pourrait être cette modification.
Chef : Tu feras ça demain matin.
Toshio : Mais chef, avec le décalage horaire, c’est le meilleur moment de la journée pour les contacter.
Chef : Je te dis que tu feras ça demain. Tu leur envoies un fax, et tu auras la réponse demain dans l’après-midi.
Toshio : Mais, chef…
Chef (criant) : Ne discute pas ! Cet un ordre ! Je crois que tu as une patrouille à faire, alors fiche le camp !
Toshio : Une patrouille ! J’préfère vraiment m’occuper de Cat’s.
Chef (hurlant) : Sors d’ici !!!
Toshio sort en râlant. Asatani tendit ses pilules au chef.
Chef : Merci Asatani-kun, j’en avais besoin. (Il en avale quelques-unes)
Asatani : Je vous en prie, j’ai l’habitude.
Chef : Ce bon à rien a le don de me taper sur les nerfs.
Asatani : Calmez-vous, chef, il est déjà parti.

En effet, Toshio était parti en patrouille, mais de fort mauvaise humeur, et le collègue avec qui il partageait la voiture en faisait les frais !
Toshio : Il se fout en boule pour des broutilles, et il m’engueule dès que je me consacre à Cat’s. Mais tu comprends, Katayama, moi, je veux en finir avec Cat’s (4).
Katayama : Mais oui, je comprends.
Toshio : Et après, il me reproche de ne pas l’avoir encore arrêtée. Mais c’est sûr qu’en me collant d’autres trucs à faire, j’peux pas faire avancer le schmilblick.
Katayama : le schimilimili…..ick ?
Toshio (agacé) : T’as fini de t’foutre de moi ? (Il le moleste)
Katayama : Ouaaah ! T’es fou, tu vois pas que j’conduis, on va s’prendre un platane !
Ils continuèrent à se chamailler durant toute la patrouille. De retour au commissariat, ils abandonnèrent leur voiture, et chacun rentra chez lui.

Commissariat d’Inunari, mardi 23 juillet 1985, 9h30 (0h30 GMT)
Dès son arrivée au bureau, Toshio s’empressa d’envoyer un fax à ses homologues allemands au sujet de Irie.
Toshio : Bon, je ne m’attends pas à avoir de réponse avant quatre ou cinq heures c’t’après-midi. Pfffffff !
Chef : Utsumi ! On nous signale un café braqué à Roppongi ! Remue-toi, on y va.
Toshio (sans enthousiasme) : C’est parti !
Le chef sortit, suivi de Asatani ; Toshio leur emboîtait le pas. Aucun des trois n’avait remarqué l’homme à forte carrure qui les observait, caché derrière la machine à café. Quand la voie fut libre, il s’introduit dans le bureau, remarqua le fax envoyé par Toshio qu’il parcourut des yeux, et sortit du bureau tout aussi discrètement qu’il y était entré, l’air préoccupé.

Commissariat d’Inunari, mardi 23 juillet 1985, 17h00 (8h00 GMT)
Toshio entra le premier dans le bureau, après cette dure journée où ils avaient finalement arrêté le braqueur. Il se jeta sur le fax qui avait craché un certain nombre de feuilles.
Toshio : Ca y est ! J’ai la réponse de mon fax de ce matin !
Il s’empare de la liasse, s’installe à son bureau et sort le dossier papier qu’il avait sur Irie, afin de les comparer. Mais la différence lui sauta aux yeux.
Toshio : PAS POSSIBLE !
Chef : Quoi encore ?
Toshio : Alors ça c’est fort ! La modification apportée à notre dossier est l’effacement de toute une page, et pas des moindres : l’acte de décès de ce Irie-san ! Cet homme est mort en 1974.
Asatani : Mais alors, celui qui a acheté « Le Vent », et à qui Cat’s Eye a volé ce bijou, qui est-ce ?
Toshio : Il est clair qu’il s’agit d’un imposteur, probablement un complice des Cat’s, il s’est évertué à démonter ma théorie.
Chef : Finis d’éplucher ça.
Toshio : Mais chef, j’ai trouvé…
Chef (le coupant) : Ne discute pas ! Il y a peut-être autre chose de modifié.
Toshio : Bon, OK.
Toshio compara soigneusement les deux dossiers, mais rien d’autre ne semblait être différent. Toshio fit le point qu’il exposa à son chef.
Asatani : En tout cas, ça relance la piste Heintz.
Chef : Effectivement. Trouvez-moi tout sur ce peintre !
Toshio : J’avais déjà fait toutes les démarches possibles et imaginables l’année dernière. Si on veut du nouveau, va falloir aller sur place.
Chef : Exécution !
Toshio : Vous m’envoyez en Allemagne ?
Chef : Tu trouves à redire ?
Toshio : Non, c’est juste que ça me surprend de votre part.
Chef : Je te donne 10 jours.
Toshio : Je me disais aussi
Chef(criant) : Qu’est ce que tu fais encore là ? Va acheter ton billet illico !!!
Toshio : Mais chef, vous avez vu l’heure ? Les guichets sont fermés ! J’irai dès demain matin.
Chef : Et je veux que tu te déplaces à l’aéroport pour prendre le premier vol possible, avec n’importe quelle compagnie.
Toshio : Eh ben, ça va me prendre la matinée ! Bon, à demain !
Il sort du bureau sans se douter qu’un homme l’observe à travers ses jumelles. Voyant le policier partir, il posa ses jumelles, et prit le téléphone. Il composa un numéro vers la Grèce, et demanda un numéro de chambre.
Rui : Allô ?
Nagaishi : Bonjour Rui-sama.
Rui : Bonjour Nagaishi-san, que nous vaut votre appel ?
Nagaishi : L’inspecteur Utsumi sait pour Irie-san, et son chef l’envoie enquêter en RFA.
Rui : … Que pouvons-nous faire ?
Nagaishi : Je m’en charge, je le ferais suivre en Allemagne. Je vous tiens au courant autant que possible.
Rui : Bien, merci beaucoup. J’espère ne pas trop vous en demander.
Nagaishi : Ca ne m’a coûté qu’une amende !
Rui : Pardon ?
Nagaishi : Il a bien fallu que je trouve un moyen d’entrer dans le commissariat, et le mieux, c’est d’y être invité, alors j’ai grillé un feu rouge devant une patrouille de police.
Rui (riant) : Vous avez vraiment fait ça ?
Nagaishi : C’était le plus simple. Bien, je vous laisse, je dois suivre notre inspecteur demain à Narita.
Rui : Au revoir.
Nagaishi raccrocha et prépara un sac avec quelques affaires, dont ses jumelles.

Aéroport de Narita, mercredi 24 juillet 1985, 10h20 (1h20 GMT)
Toshio : Bonjour, je voudrais un billet pour la République Fédérale d’Allemagne, le plus tôt possible, s’il vous plait.
Hôtesse : Un instant, je vous prie… (elle pianote sur son clavier, et scrute l’écran) Je suis désolée, le seul vol où il reste des places d’ici la fin du mois est prévu samedi soir.
Toshio : Y a pas plus tôt ?
Hôtesse : Pendant les vacances, il faut s’y prendre en avance si vous voulez être sûr de partir.
Toshio : Bon, va pour samedi.
Il paya et partit, sans faire attention à l’homme derrière lui, et se rendit au commissariat.
Toshio : Bonjour !
Chef : Alors Utsumi, tu pars quand ?
Toshio : Ca fait plaisir, à peine j’arrive que vous voulez me voir parti ! J’ai pu avoir une place sur un vol samedi soir.
Asatani : Samedi soir ? Mais c’est le dernier du mois !
Chef : Va pas y avoir foule dans l’avion.
Toshio : J’avais pas percuté, mais c’est vrai que c’est le Hanabi Taikai (5). Mais bon, c’est pas grave.
Asatani : Ca ne vous fait rien de rater le festival ?
Toshio : Hitomi n’est pas là, alors…
Chef : Bon, je demande les autorisations pour que tu partes 10 jours en RFA à compter de samedi.
Toshio : Merci chef.

Le samedi suivant, Toshio embarqua sur le vol prévu. La nuit était tombée et l’avion s’envolait vers les étoiles. Toshio regardait à travers le hublot. Le temps était clair, et au bout d’un moment, il put admirer le ciel de Tōkyō éclairé de mille feux de toutes les couleurs, sans cesse renouvelés. Il se mit à rêver que l’année prochaine, il irait avec Hitomi…



Notes
(1) : Etterna est le nom d’un album d’Emma Shapplin, artiste que j’apprécie.
(2) : Razzi est le nom de la doubleuse de Sheila (Hitomi) dans la version italienne de Cat’s Eye (Claudia Razzi).
(3) : Date choisie entre la diffusion des épisodes 34 et 35.
(4) : Katayama est le nom du flic que Toshio rejoint pour tenter d’arrêter le poseur de bombes (manga, ch10 “I love Hitomi”).
(5) : Hanabi Taikai, le festival de feux d’artifices, est un concours pyrotechnique qui se déroule tout l’été dans tout le Japon ; à Tōkyō, il se déroule le dernier samedi de juillet. A cette occasion, de nombreux stands sont montés, en particulier ceux de pêche au poisson rouge.

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