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Les nouvelles aventures de Fairy Tail : la princesse au bois rêvant

Usagi-chan

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Niveau : [R] Résumé : Le futur est-il vraiment déjà écrit, et notre destin tout tracé ? Nous, on n’y croit pas une seule seconde ! Nous sommes des mages de Fairy Tail, et notre avenir, il n’y a que nous qui puissions en décider ! Si tu n’aimes pas ce que tu vois, alors lève-toi et bats-toi pour que demain existe !

Disclaimer : La plupart des personnages ainsi que l'univers appartiennent à Hiro Mashima. Les personnages qui ne font pas partie de Fairy Tail sont à moi.


Chapitres : 1 . 2 . 3 . 4 . 5 . 6 . 7 . 8 . 9 . 10 . 11 . 12 . 13 . 14 . 15 . 16 . 17 .
Chapitre 15 :: CHAPITRE 14 : Frustration, et réconciliations… Grrrrrrrr !!! Happy, ne ruine pas l’ambiance, s’il-te-plait !

- Je propose qu’on prenne nos fils d’union puis qu’on aille tous se coucher, poursuivait Erza. Nous aurons une lourde journée demain et nous nous levons tôt.
Tairyoku dénoua le petit paquet et sortit dix rubans blancs qu’il tendit à Erza, Gray, Juvia, Natsu et Happy.
- N’oubliez pas d’en attacher un sur un objet que vous laisserez ici, leur rappela-t-il.
Ils remercièrent leur hôte, puis quittèrent la pièce.

Lucy avançait derrière les autres, toujours soutenue par Natsu. Erza, Happy et Sharuru avaient déjà gagné leur chambre. Juvia avait suivi Gray jusqu’à la sienne et ils se regardaient, ayant visiblement des difficultés à se parler. Mais la jeune fille n’avait pas la tête à se préoccuper d’eux. Tout à coup, elle ne supporta plus la situation, elle repoussa le jeune homme et continua d’avancer sans son aide. Sa jambe ne lui faisait plus trop mal, grâce à l’onguent qui faisait effet.
- Lucy ? Qu’est-ce qui t’arrive ? demanda le Salamander, étonné.
- Rien, répondit-elle sans se retourner. Je peux marcher toute seule, c’est tout.
Refouler ses larmes de frustration devenait de plus en plus difficile. Tout ce qu’elle voulait, c’était se glisser dans son lit et pleurer. Stupide Natsu ! Il ne comprenait rien ! Elle aussi avait sa fierté, et la façon dont il l’avait écartée, en lui ordonnant de ne pas les suivre, l’avait beaucoup blessée. C’était la première fois qu’il lui interdisait de l’accompagner, alors qu’elle avait déjà connu bien pire. Elle se sentait rejetée et inutile, comme si elle était devenue un poids pour lui. Comme s’il se lassait d’être toujours obligé de la secourir. Et ça la terrifiait. Elle avait peur qu’il finisse par se désintéresser d’elle et qu’il l’abandonne. Elle sentit une larme rouler le long de sa joue et se mordit la lèvre pour empêcher les suivantes d’affluer.
Une main se posa maladroitement sur son épaule. Natsu l’avait rejointe et la regardait, l’air paniqué.
- Hé, Lucy ! Mais pourquoi tu pleures ? Tu as mal quelque part ? C’est ta jambe ?
- Fiche-moi la paix ! dit-elle d’une voix tremblotante.
- Quoi ? Non ! Je te laisse pas toute seule dans cet état ! Dis-moi ce qui t’arrive !
- T’es vraiment un idiot Natsu, si tu ne vois pas où est le problème, murmura Lucy.
Elle sentait que si elle haussait un peu la voix, elle allait exploser et la dernière chose qu’elle souhaitait, c’était bien se donner en spectacle. Comme Natsu ne répondait pas, elle leva le regard vers lui. Malgré sa frustration et sa tristesse, elle faillit éclater de rire. Le jeune homme avait les mains sur les hanches, les sourcils froncés, preuve d’une intense réflexion, et arborait une moue des plus comiques. Il semblait vraiment se creuser la tête pour trouver la raison de sa peine. Evidemment, grâce à son ouïe il l’avait entendue comme si elle avait parlé normalement. La jeune fille se contenta de sourire et lui dit :
- Laisse tomber, ce n’est pas grave. Bonne nuit.
Elle se retourna et recommença à boitiller vers sa chambre. La voyant s’éloigner, Natsu ressentit l’urgence de la retenir. Il n’aimait pas penser qu’ils se quittaient sur cette atmosphère pesante. Il y avait visiblement un malentendu et il voulait l’éclaircir.
- Attends ! s’écria-t-il en attrapant la constellationniste par le bras et en la forçant à lui faire face.
La jeune fille fut déséquilibrée et sa jambe blessée ne lui permit pas de se rétablir. Elle tomba directement dans les bras du mage, qui arrêta ainsi sa chute.
Gênée qu’il l’ait encore une fois empêchée de tomber, elle voulut se redresser, mais les bras de Natsu qui l’enserraient l’en empêchèrent. Elle commençait à avoir trop chaud. Elle attendit qu’il la relâche, mais comme il n’en faisait rien, elle se débattit à nouveau.
- Natsu, qu’est-ce que tu fais ? C’est pas drôle ! Laisse-moi partir ! protesta-t-elle, sa voix étouffée contre la peau du Salamander.
- Pas tant que tu ne m’auras pas dit ce qui ne va pas, lui répondit-il d’un ton étonnamment sérieux, auquel il ne l’avait pas habituée.
La jeune fille soupira d’agacement.
- C’est rien je te dis. Enfin, c’est juste que ça… m’ennuie que tu… que vous ne vouliez pas que je vienne avec vous… avoua-t-elle, le visage enfoui dans le torse de son ami.
- Mais, tu es toujours blessée !
Elle n’avait pas envie de lui confier tout ça, elle avait trop peur de sa réaction. Mais elle avait commencé, il fallait bien qu’elle finisse.
- Je sais, murmura-t-elle, en espérant vainement qu’il ne l’entendrait pas. Je sais que je ne serais qu’un… fardeau pour toi.
Elle recommença à pleurer, ce qui n’échappa pas à Natsu.
- Idiote ! rétorqua-t-il.
Lucy eut un sursaut, et continua à sangloter de plus belle.
- Quand ai-je dis que tu serais un fardeau ? Je ne penserais jamais un truc pareil ! continua-t-il plus doucement.
- Alors pourquoi ?
- Je m’inquiète, c’est tout. Je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit.
A ces mots, Lucy releva le visage vers Natsu. Ils se regardèrent dans les yeux un instant. Le Salamander lui adressa son sourire éblouissant et la constellationniste détourna les yeux en rougissant.
- Ok, j’ai compris, dit-elle, troublée. Tu peux me relâcher maintenant.
Mais le jeune homme ne bougea pas, et ne dit rien.
- Natsu ? appela la blonde en le regardant à nouveau.
Elle vit qu’il avait baissé les yeux et rougissait légèrement.
- C’est si terrible que ça ? ne put-il s’empêcher de lui demander.
- De quoi ?
- D’être dans mes bras…
Lucy le regarda, bouche bée. Elle sentit son visage chauffer et son cœur s’emballer. Mais qu’est-ce qui lui prenait ? Qu’est-ce que c’était que cette question stupide ? Bien sûr que non, ça n’était pas horrible ! Mais ça, il était hors de question qu’elle l’admette à voix haute. Elle baissa le visage, et son regard se fixa sur le torse musclé de Natsu. Elle sentait sa peau ferme sous ses doigts, et ce contact l’exaltait. Attendrie par la vulnérabilité qu’il venait de lui montrer, elle posa doucement sa tête sur le torse de son ami, et glissa ses bras autour de sa taille. Elle entendit le cœur du Dragon Slayer s’affoler un instant, puis retrouver un rythme plus calme. Le jeune homme avait posé son menton sur sa tête, leurs deux corps se moulant parfaitement l’un à l’autre. Sa chaleur l’enveloppait. Elle se sentait si bien, si sereine, en sécurité. Elle était à sa place.
- Non, murmura-t-elle.
Ce mot lui avait échappé, malgré sa volonté de ne pas l’avouer.
Ils restèrent ainsi quelques instants, serrés l’un contre l’autre, fermant les yeux, s’abandonnant au plaisir d’être ensemble. Ils étaient seuls au monde et ne ressentaient plus que la présence de l’être aimé dans leurs bras.
Un bruit de chaise provenant de la pièce voisine les fit sursauter et les ramena à la réalité. Ils se regardèrent et rougirent sans se séparer. Lucy pensa que c’était peut-être le moment de lui dire. Ils n’avaient jamais connu une telle atmosphère, elle devait en profiter pour se confesser avant qu’il ne commette une maladresse et ne gâche tout.
- Natsu, je…
- Lucy, je…
Ils parlèrent au même moment, et s’interrompirent dans un petit rire embarrassé. Leur cœur battait la chamade. La constellationniste se demanda s’il s’apprêtait à dire la même chose qu’elle. Elle avait terriblement envie de savoir.
- Oui, je t’écoute, dit-elle.
- Non, toi d’abord… répondit-il.
- Très bien…
Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. « Zut ! Je n’y arrive plus ! Il a quand même réussi à réduire mon courage à néant… », pensa la jeune fille. Mais puisque les mots ne lui venaient pas, les gestes pourraient parler d’eux-mêmes. Elle leva maladroitement sa main jusqu’au visage de Natsu, et effleura la joue du garçon de ses doigts. Le jeune homme ferma les yeux à ce contact, et posa sa main sur celle de la jeune fille. Puis il se pencha instinctivement vers la constellationniste, amenant son visage à quelques centimètres du sien. Les lèvres de Natsu effleurèrent celles de Lucy, et un frisson parcourut tout son corps. Et…

- Natsuuuuuuuuu !!! Erza ne veut plus me donner de poisson ! J’ai encore faaaaaaaim !!! … Mais qu’est-ce que vous faites ?
En entendant Happy, les deux jeunes mages se séparèrent vivement. Le chat les regardait, interdit. Puis, un sourire espiègle étendit ses lèvres.
- Ils s’aaaaaaaaaaaaaiment ! s’esclaffa-t-il en voletant autour de ses amis, rouges comme des pivoines.
- Tais-toi, chat débile ! s’exclama Lucy en essayant en vain de l’attraper.
- Je me demande s’il ne restait pas un poisson sur la table tout à l’heure, dit Natsu faisant, une fois n’est pas coutume, une habile diversion. Tu devrais aller voir, Happy.
- Aye sir !
Son attention facilement détournée, le félin fonça vers la porte de chêne entrouverte (« HIIIIIIIII ! Ne me dîtes pas qu’ils ont tout entendu ?! » paniqua Lucy, espérant que leurs hôtes dans la pièce principale du souterrain n’avaient pas profité de leurs tentatives malhabiles pour se déclarer), et disparut de l’autre côté. Lucy et Natsu se retrouvèrent seuls, mais l’atmosphère était ruinée. Ils se regardèrent en se souriant gauchement, sans savoir quoi se dire. Soudain, l’expression du jeune homme se modifia, comme s’il venait de se rappeler quelque chose. Il défit son écharpe, découvrant ainsi sa cicatrice, et la tendit à Lucy avec l’un des deux fils d’union.
- Tiens, dit-il à la jeune fille interloquée. J’aimerais que tu gardes ça avec toi, quand je serais parti demain. Je ne peux la confier à personne d’autre, et je sais que tu en prendras soin.
- Oh, d’accord, répondit Lucy maladroitement en prenant l’écharpe et le ruban.
Elle les noua ensemble.
- Bon, ben, bonne nuit Lucy, reprit Natsu.
- Bonne nuit Natsu… répondit la jeune fille en s’approchant pour déposer un baiser sur la joue du Salamander.
- Ha ! J’ai tout vu ! s’écria Happy qui revenait. Natsu, il n’y avait pas de poisson ! continua-t-il en revenant à sa préoccupation première.
- Ah ? Désolé, désolé, je pensais qu’il en restait, répondit le jeune homme comme si de rien n’était en se dirigeant vers la chambre qu’il occupait avec Gray, Happy sur les talons.
Sa joue le brûlait à l’endroit où l’avait embrassé la constellationniste.

Lucy resta un instant clouée sur place, surprise par son propre geste. Puis elle poussa la porte de sa chambre, ses lèvres la picotant. Elle avait failli réussir. Au moins, elle ne doutait (presque) plus des sentiments de Natsu à son égard. Elle ne serait cependant vraiment sure que lorsqu’il les lui aurait avoués. Après tout, c’était Natsu, elle devait s’attendre à tout avec lui ! Elle sourit en pensant que le poison avait eu raison finalement. Il l’aimait, ou du moins l’appréciait beaucoup, et elle, elle était juste dingue de lui. A un point tel qu’elle voulait aller le retrouver. Maintenant.
- Juvia se demandait quand Lucy allait venir, dit la mage de l’eau, finissant visiblement de faire sa toilette. Tout va bien ?
La jeune fille sortit de sa rêverie et regarda son amie.
- Oui oui, ça va… Je vais me débarbouiller et me coucher.
Ce n’était pas qu’elle ne voulait pas en parler à Juvia, mais elle sentait pour l’instant, qu’elle avait envie de garder encore un peu ce moment intime pour elle.
La mage stellaire enleva ses chaussures et se dirigea vers le lavabo situé à l’autre bout de la chambre, derrière un paravent.
Une fois qu’elle eut fini, elle sortit un pyjama de son sac à dos, le revêtit et se glissa dans le lit. Il n’était pas si petit que ça finalement, et elles avaient assez de place. Elle avait gardé l’écharpe de Natsu, et y enfouit son visage, se perdant dans l’odeur du jeune homme.

Juvia regarda son amie se coucher, en se demandant ce qui lui arrivait. Elle n’avait définitivement pas l’air dans son assiette. Mais la jeune femme avait eu, elle aussi, ses propres émotions pour la journée, et reporta son attention sur la dernière conversation qu’elle avait eue avec Gray.
Elle l’avait rattrapé avant qu’il ne rentre dans sa chambre, profitant de ce que Lucy retenait Natsu pour lui parler. Lui adresser la parole après ce qui s’était passé entre eux était difficile, mais après quelques tentatives infructueuses, s’étant soldées par des bégayements de leur part à tous les deux, elle avait fini par réussir à exprimer sa pensée.
- Juvia se demande si Gray-sama devrait vraiment venir demain.
- Hein ? Que veux-tu dire ? avait demandé le jeune homme déconcerté.
- Et bien, Gray-sama est toujours blessé, avait répondu la jeune femme s’une toute petite voix. Et Juvia a peur qu’il lui arrive malheur.
Elle avait prononcé ces mots dans un souffle quasi inaudible, mais le jeune homme, si elle n’était pas aussi bonne que celle de Natsu, avait tout de même une excellente ouïe.
- Mais qu’est-ce que tu racontes ? Je suis tout à fait capable de me débrouiller ! s’était-il exclamé, indigné par les paroles de son amie.
La mage n’avait pas répondu. Elle s’était attendu à ce qu’il ait cette réaction, mais dans les mots et le ton qu’il avait employés, elle avait clairement entendu « Fiche-moi la paix et mêle-toi de ce qui te regardes ! ». Elle s’était alors détournée en répondant :
- Oui, bien sûr, Gray-sama a raison. Juvia a été idiote. Bonne nuit.
- A-attends ! Ne pars pas !
Surprise, la jeune femme s’était retournée et avait vu la gêne sur le visage du jeune homme. Allait-il lui parler de leur étreinte ? Lui dire qu’il avait fait une erreur et qu’il valait mieux qu’ils oublient tout ? Juvia s’était préparée au choc, mais son cœur s’était serré tout de même.
Elle ne s’était pas du tout attendu à ce qui avait suivi.
- Je suis désolé, je ne voulais pas te blesser. Merci de t’inquiéter pour moi, mais ne t’en fais pas trop d’accord ? N’oublie pas de te préoccuper de toi aussi.
Il avait hésité avant de poursuivre :
- Moi non plus, je ne veux pas qu’il t’arrive quoi que ce soit. Alors promets-moi de faire attention à toi, et je te promets de faire attention à moi.
Il avait tendu son petit doigt vers elle, et hésitante, elle l’avait saisi avec le sien. Ce seul contact la fit trembler.
- Promis ? avait-elle réussi à articuler.
- Promis ! Et puis, arrête avec le sama tu veux ? lui avait répondu Gray avec un sourire.
Juvia avait rosi et souri timidement. Le jeune homme avait semblé tergiverser une seconde, puis il s’était penché et avait posé un rapide baiser sur les lèvres de la jeune femme.
- Bonne nuit, avait-il murmuré, gêné, avant de se sauver dans sa chambre.
La mage avait porté ses mains à ses lèvres et s’était détournée mécaniquement, ne remarquant pas Lucy et Natsu, enlacés à l’autre bout du couloir, et était entrée dans sa propre chambre. La portée de ce qui s’était passé ne l’avait complètement frappée qu’une fois assise sur le lit.
Son Gray-sama l’avait embrassée. Encore une fois ! En ébullition, elle s’était dirigée vers le lavabo pour faire un brin de toilette, et essayer de se calmer en s’aspergeant d’eau froide. Une fois son souffle redevenu normal, elle s’était essuyée, le cerveau tournant toujours à toute vitesse. Alors, il voulait bien d’elle ? Vraiment ? La femme de la pluie qu’elle était avait-elle réellement trouvé l’homme capable de dissiper une bonne fois pour toutes, les nuages de son cœur ? Juvia essuya rapidement les quelques larmes qui commençaient à déborder, et Lucy était entrée à ce moment là.

Les pensées pleines de ceux qu’elles aimaient, Lucy et Juvia s’endormirent sans tarder, un sourire radieux aux lèvres.

Gray était entré dans sa chambre, remué par ce qu’il venait (encore) de faire. Alors ça voulait dire qu’il sortait avec Juvia ? Est-ce qu’il en avait vraiment envie ? Au vu des réactions de son corps chaque fois qu’il était en présence de la jeune femme ou qu’il pensait à elle (ce qui arrivait de plus en plus fréquemment), oui, il le voulait. Et ça le troublait. Il n’avait jamais rien ressenti de tel. Il décida de ne plus y penser, il verrait ça quand ils auraient fini leur travail. Ce n’était pas le moment de se distraire, le lendemain ils partaient en mission de sauvetage.
Le jeune homme bougonna quand il entendit la porte s’ouvrir et Natsu rentrer. Il se prépara à se battre pour conserver l’unique oreiller de la chambre, mais étonnamment, le Salamander ne fit pas du tout attention à lui. Il se coucha de l’autre côté du lit sans un mot. Gray soupira de soulagement. Il allait s’abandonner dans les bras de Morphée (qui, étrangement, avait des cheveux bleus) quand il entendit un ronflement sonore. Il se réveilla en sursaut et donna un coup de coude agacé à Natsu. Ce dernier, étendu sur le dos, se contenta de grogner et ronfla un peu plus fort.
Gray se boucha les oreilles, en vain. Il recouvrit sa tête de l’oreiller, en vain. Profondément excédé, il se redressa et mit ses mains sur le nez et la bouche du Salamander, qui cessa aussitôt de faire du bruit. Et accessoirement, de respirer. Ce qui finit par lui poser problème et il ouvrit les yeux en se redressant brutalement, furieux et hoquetant.
- Mais qu’est-ce que tu fiches, hurla-t-il quand il eut repris son souffle. Tu veux me tuer ou quoi ?
- La ferme ! chuchota Gray. Tu veux réveiller Erza ? Et oui, j’avoue que te trucider m’a traversé l’esprit. Pendant dix bonnes minutes !
- Tu veux te battre ? demanda Natsu, trois tons plus bas.
- J’adorerais, mais là, tu vois, je voudrais seulement dormir et surtout, SURTOUT, que tu arrêtes de ronfler !
- Je ronfle pas !
- Comme une locomotive !
- Même pas vrai, c’est toi qui ronfles !
- Quoi ? J’aurais vraiment tout entendu ! La ferme maintenant, laisse-moi dormir !
- Comment veux-tu que je dorme avec un pervers à côté de moi !
- Et qu’est-ce que tu faisais avant que je te réveille ? Tu dormais pas peut-être ? Et t’inquiète pas, t’es pas mon genre. J’aime pas les mecs, et encore moins les crétins survoltés aux cheveux roses ! rétorqua le brun. Et, je ne suis pas un pervers ! ajouta-t-il en lançant un regard noir à son rival.
- MES CHEVEUX SONT PAS ROSES, ILS SONT ROUGE CLAIR ! s’écria Natsu en se mettant debout sur le lit. VIENS TE BATTRE ABRUTI !
- C’EST TOI L’ABRUTI ! répondit Gray en oubliant toute discrétion.
- Hum hum… fit une voix mécontente provenant de l’autre côté du mur.
- AYE ! On est amis ! s’écrièrent aussitôt les deux garçons, bras dessus bras dessous.
Puis, se rappelant qu’Erza ne pouvait pas les voir, ils se lâchèrent et se fusillèrent du regard.
- Tu perds rien pour attendre l’allumette ! menaça Gray à voix très basse.
- Toi non plus le glaçon ! lui répondit Natsu sur le même mode.
- HUM HUM !
Les deux mages plongèrent sous les couvertures et se tournèrent le dos.
- Elle a fichu des caméras et des micros dans la chambre ou quoi ? demanda Natsu.
- M’étonnerait pas, répondit le mage de glace. Tais-toi, je dors.
Et il s’endormit effectivement. Le Dragon Slayer ne tarda pas à suivre son exemple, leurs rêves peuplés de sirènes à la chevelure bleue, ou de princesses aux cheveux d’or…


Le lendemain matin, Lucy se réveilla en sursaut. Elle avait entendu un gros bruit et des cris de l’autre côté du mur. Mi-inquiète, mi-endormie, elle sauta hors de son lit, trébucha sur ses chaussures et s’étala de tout son long. Elle se releva en geignant et en se frottant le genou, puis se précipita clopin-clopant dans le couloir, alors que Juvia ouvrait péniblement un œil.
La jeune fille localisa la source des hurlements et passa sa tête par la porte grande ouverte de la chambre de Gray et Natsu. Ce qu’elle vit la déconcerta une demi-seconde, puis elle se dit que ce n’était finalement pas si étonnant.
Natsu était allongé par terre, sous son matelas. Erza, assise sur le tout, buvait tranquillement une tasse de café, complètement oublieuse du Salamander gesticulant et se débattant de toutes ses forces en hurlant comme un forcené. A leur côté, Gray était plié en deux, des larmes d’hilarité coulant à flot devant le spectacle.
Lucy entra prudemment et s’approcha du mage de glace.
- Qu’est-ce qui se passe ? demanda-t-elle d’une voix pâteuse.
Le brun se calma un instant pour lui répondre.
- Il refusait de se réveiller, alors Erza a pris les choses en main, dit-il en s’essuyant les yeux.
- Oui, je me doutais bien de quelque chose de ce genre, répondit la blonde en baillant.
- Il marmonnait dans son sommeil à propos de son écharpe qu’il aurait confiée à la personne en qui il avait le plus confiance, ou je ne sais quoi. Ce type a vraiment un grain.
En entendant cela, la jeune fille rougit, pensant à ladite écharpe qui se trouvait à ce moment même dans son lit.
- Ah oui ? Euh, c’est bizarre, répondit-elle. Au fait, quelle heure est-il ? demanda la constellationniste pour changer de conversation, notant au passage que Natsu n’avait pas dit “la personne qu’il aimait“.
Quelque part, elle aurait préféré…
- Cinq heures et demie, lui répondit Gray. Erza est vraiment un tortionnaire, murmura son ami, tandis que la redoutable mage consentait à libérer le pauvre Dragon Slayer.
Lequel se releva prestement et allait recommencer à brailler lorsqu’il aperçut Lucy sur le pas de la porte.
- Salut ! lui lança-t-il, la gratifiant de son grand sourire.
- Sa-salut ! bégaya-t-elle en perdant le fil de ses pensées.
Le jeune homme se détourna et reporta son attention sur Happy qui venait d’entrer. Lucy ne le lâchait pas des yeux.
- Attention, tu baves ! lui murmura Gray en ricanant.
- Hein ? Quoi ? Oh, t’es bête ! rétorqua la mage stellaire sans réussir à réprimer un sourire.
- Pas que ça me regarde, mais tu lui trouves quoi exactement ? demanda le jeune homme avec curiosité.
- Effectivement, ça ne te regarde pas, répondit Lucy.
Il était juste hors de question qu’elle réponde alors que Natsu se trouvait à porté de voix. Afin de museler toute velléité de questionnement ultérieur, elle décida de passer à l’attaque.
- Dis-donc, qu’est-ce que tu as fait à Juvia ? Elle a l’air complètement à côté de ses pompes depuis hier soir ? Tu ne l’as pas juste embrassée, n’est-ce pas ?
Ce fut au tour de Gray d’être embarrassé et de ne pas savoir quoi répondre. Lucy n’en croyait pas ses yeux. Alors elle avait mis dans le mille, il s’était réellement passé quelque chose de plus ? Oooooh, elle voulait savoir ! Mais son ami ne l’entendait pas de cette oreille.
- Bon, si tu retournais dans ta chambre, hein ? Faut qu’on se prépare.
La blonde ne dit rien, mais elle voyait bien aux joues écarlates de Gray qu’il lui cachait quelque chose d’énorme. Elle saurait. D’une façon ou d’une autre, elle saurait. Il ne payait rien pour attendre ! Elle lui adressa un regard qui en disait long sur ses intentions, et sortit de la pièce, non sans avoir jeté un dernier coup d’œil à Natsu, qui frottait la nouvelle bosse ornant son crâne, récompense de la reine des fée pour avoir mis si longtemps à se réveiller et forcée à s’en charger elle-même.

Lucy s’habilla et se rendit dans la salle principale. Elle était la première à y entrer, excepté Tairyoku, qui avait visiblement passé la nuit à veiller Yume, toujours endormie. Elle le salua. Puis la jeune fille s’assit à la table et y vit le reste des fils d’union. Une question lui vint.
- Pourquoi y a-t-il différentes couleurs ? demanda-t-elle au maître de Dreaming Light, en lui montrant les rubans.
- Cela dépend des usages que l’on en fait, répondit-il. Lorsqu’on les attache à un objet personnel, on utilise les blancs. Si on les confie à quelqu’un, on utilise les autres couleurs, en fonction de nos liens avec cette personne. Le jaune pour l’amitié, le vert pour la famille, le rouge pour l’amour…
- Je vois… répondit la constellationniste.
Elle hésita un instant, et Tairyoku retourna à ses occupations. Elle réfléchissait. Allait-elle oser ? Après tout, Natsu ne comprendrait pas la signification d’un ruban rouge, alors…
- Dîtes, reprit-t-elle. Je pourrais vous en emprunter deux autres, s’il-vous-plait ?
Le maître de Dreaming Light la regarda un instant, et voyant les rougeurs sur les joues de Lucy, il hocha la tête en souriant, sans poser de question. Il détourna le regard et la jeune fille se dépêcha de prendre deux fils rouges et de les cacher dans sa poche. « Juste au cas où, se disait-elle, je ne sais même pas si je vais lui donner… »

A peine avait-elle fini que la porte de chêne s’ouvrit, et que tous ses amis entrèrent, suivis de Shin et de Chuujou. Ce dernier n’avait pas l’air très en forme, il avait dû partager la nuit auprès de la prêtresse avec son futur beau-père.
Après avoir salué Tairyoku, Erza déposa une boucle d’oreille à laquelle elle avait attaché le fil blanc sur la table, près de Lucy. Gray laissa son pendentif, Juvia l’insigne de Fairy Tail qu’elle portait toujours attaché à sa tenue, et Happy, son baluchon. Lucy le regarda avec intérêt. Elle s’était toujours demandé ce qu’il pouvait bien contenir, et envisageait sérieusement d’assouvir sa curiosité lorsque ses amis seraient partis. Après le nombre de fois ou le chat et son andouille de maître avaient bafoué son intimité, c’était de bonne guerre ! Happy la prit cependant de court.
- Lucy, tu ne dois pas ouvrir mon baluchon, d’accord ? Ca serait très très grave et je t’en voudrais beaucoup ! lui dit-il en surprenant le regard de la constellationniste.
- Mais pour qui me prends-tu ? Je ne suis pas comme certains, moi, à fouiller dans les affaires personnelles des autres ! se défendit la jeune fille, ne trompant personne.
- Allez Natsu, à toi ! dit Erza, mettant un terme à la discussion qui menaçait de virer à la joute verbale entre la blonde et l’Exceed.
- C’est déjà fait, répondit le Salamander d’un air décontracté.
Il fit un signe de tête vers Lucy, ne voyant pas les signes qu’elle lui adressait pour qu’il se taise, et continua :
- J’ai donné mon écharpe à Lucy hier soir.
Gray se tourna aussitôt vers la jeune fille, un rictus moqueur aux lèvres, mais celle-ci haussa un sourcil dans sa direction, et il s’arrêta net, reportant son attention ailleurs. Sur la table, sur le rideau cachant le lit de Yume, sur Happy qui harcelait Sharuru avec un poisson (lui ayant vraisemblablement été donné par Erza. Celle-ci avait fini par céder aux supplications du petit chat qui la tannait depuis la veille au soir). Mais pas sur Lucy, et encore moins sur Juvia. Celle dernière avait vu toute la scène, et se demanda ce qu’il se passait entre la constellationniste et son Gray-sama. Elle devrait tirer tout cela au clair…

- Et bien nous sommes prêts à partir… commença Erza, quand un cri perçant l’interrompit.
- NOOOOOOOOOON !!!
Il provenait de l’alcôve où se trouvait le lit de Yume.
- Qu’y a-t-il ? s’affola son père en tirant brusquement le rideau.
La jeune femme était assise sur son lit, les yeux écarquillés regardant dans le vague, la respiration heurtée. Des larmes coulèrent sur ses joues et elle éclata en sanglots. Chuujou s’approcha d’elle pour la réconforter, mais elle ne lui en laissa pas le temps. Elle se tourna vers Lucy et ses amis.
- Ne partez pas ! leur dit-elle, une lueur de panique dans les yeux.
- Ah ? Pourquoi ? demanda Natsu.
La prêtresse allait répondre, lorsqu’une grimace de souffrance déforma ses traits. Elle porta les mains à sa poitrine, étouffa un râle, avant de s’effondrer sur son fiancé qui l’empêcha de tomber à terre.
- Yume, qu’est-ce qui t’arrive ? paniqua celui-ci. Ouvre les yeux, allez !
La jeune femme reprit lentement conscience. Elle leva un regard épuisé sur le jeune homme, puis sur son père, avant de reporter son attention sur le reste du groupe. Lorsqu’elle reprit la parole, ce fut d’une voix tellement faible et saccadée qu’ils durent se pencher pour l’entendre.
- Vous… ne devez pas… partir… maintenant…
- Vous avez rêvé ? demanda Lucy, interdite.
Chuujou et Tairyoku se regardèrent d’un air horrifié et les yeux de Shin se durcirent.
- Comment est-ce possible ? souffla le chef de Dreaming Light. Je t’ai préparé ta potion hier soir…
- Elle… ne… suffit plus…, réussit à articuler Yume, au prix d’un énorme effort.
Ses paupières se fermaient toutes seules, et rester consciente lui coûtait énormément. Mais cette fois elle devait les prévenir, ou le pire allait arriver.
- Pouvez-vous nous dire ce que vous avez vu ? demanda Erza en s’agenouillant auprès d’elle.
- Vous ne… reviendrez… pas… si… vous partez… ils… ils vous attendent…
- Et alors ? demanda Natsu. On les écrase et puis c’est bon ! Allez, on y va ?
- Non !... Vous ne… comprenez… pas… je l’ai… vu ! Vous… allez mourir ! répondit-elle, sa voix déraillant sur les derniers mots.
A ces mots, la gorge de Lucy se serra. Peu importait ce que Yume dirait, elle savait que ses amis n’en tiendrait pas compte. Elle décida qu’elle donnerait un ruban rouge à Natsu coûte que coûte.
- Vous n’êtes pas la première à nous annoncer notre mort, et vous savez quoi ? On est toujours là, répliqua le mage de feu d’un air non concerné. Le prenez pas mal, mais j’ai pas l’intention de me cacher comme une poule mouillée à cause d’un rêve !
Yume afficha un air sidéré. Elle n’avait pas l’habitude qu’on ne tienne pas compte de ses paroles, et l’indifférence du jeune homme à l’annonce de sa mort imminente la choqua. Erza, voyant la surprise de la jeune femme, s’adressa à elle d’une voix douce.
- Nous ne remettons pas en cause vos dons de voyance, mais nous avons une amie qui nous attend. Il est hors de question de la laisser aux mains de l’ennemi plus longtemps. Merci de nous avoir prévenus, alors que c’est contraire à vos principes. Nous resterons sur nos gardes, et tout se passera bien. De plus, si vous ne pouvez plus empêcher vos rêves, nous n’avons plus le temps d’hésiter.
La prêtresse la regarda d’un air suppliant.
- S’il-vous-plait, dit elle, parvenant enfin à s’exprimer de manière plus fluide, l’énergie du désespoir l’emplissant. Je ne veux plus voir personne blessé à cause de moi… C’est de la folie, n’y allez pas !
- Ca suffit maintenant ! cracha Natsu.
Ils se tournèrent tous vers lui, surpris par son ton.
- Je l’ai déjà dit, je ne me cacherai pas et je ne fuirai pas non plus ! Wendy nous attend, il n’y aura personne pour l’aider si nous n’y allons pas, et tu oses nous demander de l’abandonner pour sauver notre peau ? T’aimes pas ce que te montrent tes rêves ? Tu veux changer le futur ? Alors lève-toi et bats-toi pour protéger les gens qui te sont chers ! Si tu continues de trembler et de prier pour que tes cauchemars ne se réalisent pas, rien ne changera jamais, et à la fin tu n’auras plus que tes yeux pour pleurer ! Moi, je suis un mage de Fairy Tail et je suis le seul à décider de mon destin ! Si je dois mourir alors tant pis, ça ne m’empêchera pas d’aller secourir un ami ! J’y vais, que ceux qui ont trop peur restent ici !
Lucy écarquilla les yeux, sidérée par les paroles de son ami. Puis elle sourit, c’était du Natsu tout craché.
- Pour qui vous prenez-vous ?! s’écria Chuujou en attrapant le Salamander par le col de sa veste.
Il était profondément indigné par la manière dont il osait s’adresser à sa prêtresse, laquelle semblait pétrifiée.
Natsu attrapa le bras du jeune homme. L’atmosphère était électrique et les deux adversaires semblaient sur le point d’exploser à tout moment. C’est alors que Yume se reprit.
- Laisse le Chuujou, il a raison.
Elle baissa les yeux pour cacher le sentiment de honte qu’elle éprouvait. Il avait effectivement vu juste. Prier et attendre, c’était tout ce qu’elle avait fait depuis des années. Si seulement elle avait agi, les choses auraient peut-être été différentes ! Peut-être en mal, mais peut-être pas. Mais voilà, elle avait tellement peur de se tromper, de ne pas faire ce qu’il fallait, qu’elle avait préféré ne rien faire du tout. Seulement, choisir de ne rien faire, c’était aussi prendre une décision, celle de laisser son destin suivre son cours et de le subir, au lieu d’essayer de le prendre en main. Elle en avait conscience depuis longtemps, mais il avait fallu que quelqu’un lui dise ses quatre vérités et la mette en face de ses erreurs pour qu’elle l’accepte. Elle se sentit de nouveau très lasse et se laissa retomber dans son lit, avant de leur dire :
- Montrez-moi que je me trompe, et revenez. Mais, s’il-vous-plait, n’essayez pas de vaincre Kyouaku vous-même !
- Compte sur nous ! Allez tout le monde, c’est parti !
- Aye sir !
- Défier la mort ? Cool ! dit Gray en faisant craquer ses articulations.
- Tout ce que je vous demande, c’est de ne rien détruire, soupira Erza.
- Je te rappelle que tu casses autant de choses que nous ! la contra Natsu, avant de se cacher derrière Happy sous le regard malveillant de la rouquine.
- Ca fait son fier, mais ça a rien dans le pantalon ! rit Gray.
- Moi au moins, J’AI un pantalon ! rétorqua Natsu.
- Mais, où il est passé ? demanda le mage de glace en remarquant que le vêtement brillait effectivement par son absence. Je suis sûr que j’en avais un en entrant dans la pièce !
Une Juvia rougissante lui tendit son bien après l’avoir ramassé derrière une chaise. Quand et comment avait-il pu arriver là ? C’était un mystère sur lequel personne ne s’appesantit, tous ayant autre chose à penser.
Lucy profita du désordre ambiant pour s’approcher de Natsu discrètement et lui mit un fils d’union dans la main.
- Qu’est-ce que…
- Chut ! l’interrompit la jeune fille. Garde ça avec toi, et si tu en parles à quelqu’un, je t’étripe ! chuchota-t-elle. C’est juste au cas où, je garderai l’autre sur moi… Alors reviens, s’il-te-plait…
Elle avait prononcé ces derniers mots si bas que Natsu, malgré ses sens de Dragon Slayer, eut du mal à les entendre.
- Bien sûr ! répondit-il en lui souriant largement, avant de mettre le ruban dans sa poche.

- Sois prudent, le chat mâle, murmura Sharuru en regardant Happy du coin de l’œil.
- Aye ! Sois tranquille, on ramènera Wendy !
L’exceed fut très ennuyée de constater que son camarade l’avait entendue. Elle lui adressa un sobre signe de tête et se détourna.

- Bon, si tout le monde est à peu près habillé, on va peut-être pouvoir se mettre en route ? suggéra Erza en essayant de recentrer ses troupes.
- Rassemblez-vous au centre de la pièce, vérifiez que vous avez bien vos fils avant de partir, dit Tairyoku. C’est bon ?
Quand tous eurent hoché la tête, il ferma les yeux, se concentra quelques instants. Puis il prononça une formule et ils disparurent dans un flash, avant de s’écrouler sur une chaise.
- Bonne chance ! crièrent Lucy et Sharuru avant qu’ils ne s’évaporent.
Le regard de la blonde croisa celui de Natsu. Il lui sourit, et elle tenta de lui rendre la pareille, son cœur se serrant douloureusement. Elle serra son ruban rouge dans sa poche.

- Revenez tous, murmura la jeune fille après leur départ.

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