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Epouse-moi

Darkangel Guard

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Niveau : [13+] Résumé : Haruhika Omoikiri est une messagère méconnue de la 4e Division jusqu'au jour où son secret est découvert par Byakuya Kuchiki,dont elle est amoureuse.Pour la sauver,une seule solution:devenir puissante et la marier à un noble haut-placé...Lui. Bya+Autre personnage

Disclaimer : L'univers et ses personnages appartiennent au fantastique Tite Kubo. Seule Haruhika et les autres personnages ou idées inventées par moi m'appartiennent.


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Chapitre 2 :: La dernière nuit

† Chapitre précédent †

- Capitaine Kuchiki, je préviendrais le Capitaine Unohana des évènements, mais tout ceci doit rester confidentiel. C’est pourquoi je vous demanderais de la ramener dans votre division pour cette nuit, dans une cellule confortable, et de la placer sous surveillance, le temps que la Chambre des 46 prenne une décision. Je pense que ceci mérite une réunion d’urgence.
-Bien, Commandant Yamamoto, réussit-il plus ou moins à articuler, à peine audible. Si vous permettez, je vais maintenant me retirer.

† Présent †

Un des gardes fit coulisser l’ouverture de la cellule aux barreaux en métal noirs. La Capitaine entra, le visage indéchiffrable, et déposa le corps endormi et épuisé moralement de la jeune fille sur le lit à une place et aux draps immaculés. Il prit ensuite le zanpakutto resté à sa hanche et qu’il n’avait même pas pensé à lui confisquer en premier lieu. Il se releva et observa un instant la forme vulnérable de la mince shinigami.
D’un doigt, il écarta une mèche de sa longue frange, qui lui arrivait jusqu’au menton, pour révéler son profil. Une larme continuait de s’échapper au coin de son œil, dans son sommeil, pour couler sur l’arête de son nez avant de rejoindre sa larme sœur sur le drap.
À nouveau, une vague de culpabilité le heurta de plein fouet. Une fois encore, il prit sur lui. Silencieusement, il prit une grande inspiration, les yeux fermés, avant de se diriger vers la sortie de la cellule, afin de se composer un visage devant ses subordonnés.

† Plus tard †

Haruhika, malgré ses paupières lourdes et ses yeux gonflés qu’elle arrivait à peine à ouvrir, se réveilla au milieu de la nuit. Sa vision était encore floue, elle se frotta les yeux car elle ne distinguait en réalité qu’une lumière vacillante et chaleureuse projetée sur le mur à sa droite. La longueur de son lit semblait collée à un mur également, et la largeur faisait face aux barreaux d’une prison.
Contre le mur de droite éclairé, la largeur d’un bureau en bois modeste. La lumière venait d’une simple bougie, alors que tout le reste était plongé dans la pénombre d’un bain de lune qui passait par la fenêtre de sa cellule, derrière elle, au milieu du mur contre lequel se tenait son lit.
À ce bureau, plein de papiers administratifs, trônait Kuchiki Byakuya, son écharpe revenue sur l’épaule. Elle sut immédiatement, en l’entendant penser, qu’il la savait réveillée, bien avant qu’elle ne se mette en position assise sur son lit. Pourtant, il continuait à écrire et à signer comme si de rien n’était. Et il se sentait coupable.
C’était tout de même la seule bonne nouvelle de la soirée. Byakuya avait tout de même un cœur et une conscience et rejetait même facilement tout le malheur du monde sur ses épaules, bien que son allure semblât aussi inébranlable que le Mont Fuji. Même s’il suivait les règles, il le regrettait presque toujours.

-Que…que faites-vous ici ? Croassa-t-elle, la voix enrouée par les pleurs et le sommeil – elle en eut aussitôt honte.

Il ne releva même pas la tête, ni ne prit la peine de répondre. Il savait sciemment qu’elle pouvait lire les réponses en lui, même s’il ne désirait pas le dire.
Ainsi, elle apprit qu’il avait des papiers à terminer, qui dureraient probablement une bonne partie de la nuit, et que comme son cas devait rester confidentiel, il se devait de la surveiller lui-même et pour ne pas éveiller les soupçons, n’en parler à personne. Les ordres du Commandant étaient clairs à ce sujet. Et il ne faisait suffisamment confiance à personne pour déléguer cette tâche.
Sans compter son sentiment de culpabilité, que même sa voix, disons spirituelle – c’est-à-dire la voix qui parlait lorsqu’il pensait– n’osait émettre oralement, dans son esprit.

Pourquoi s’était-elle réveillée en premier lieu ? La voix spirituelle du Capitaine l’aurait-elle dérangée ? Non, ça y est, la réponse lui parvenait de façon claire à présent : une brise rentra dans la pièce par le même chemin que les rayons lunaires et glaça tout l’endroit, faisant vaciller le seul éclairage sommaire de la pièce. Elle ramena les draps contre elle, mais cela n’était qu’un piètre obstacle à la morsure du froid.

-Ce serait dommage que quelqu’un comme vous bousille ses yeux à la lumière d’une simple bougie dans cette obscurité, vous ne pensez pas ?

Encore un peu et elle claquerait des dents. Sa gorge était sèche et refroidie par l’air ambiant, ce qui n’aidait pas les croassements.
Il ne voulait pas discuter avec sa victime.
Elle ramena ses genoux contre son menton et coula son dos contre le mur glacé. « Aïe, les piques à cheveux ! » Elle les retira doucement. Manquerait plus qu’elle s’en enfonce un dans le crâne dans la nuit. Les tiges de sakura qui tombaient du bout des deux piques clinquèrent et son chignon se défit tandis que ses cheveux se mirent à cascader le long de son corps. Les fleurs roses reflétèrent vivement la lumière par intermittence.
Byakuya releva les yeux et fut aussitôt arrêté dans ses activités par le mouvement de ses longs cheveux d’ébènes tombant mèches par mèche sur son buste avant de s’échouer sur le lit. Ils étaient lisses avec quelques ondulations gracieuses et uniformes qu’avait créé le chignon et devaient au moins atteindre le haut de ses cuisses.

Le Capitaine de la 6e division n’avait plus arrêté son regard sur ses collègues féminins depuis des lustres, mais il devait avouer que cette longueur de cheveux et leur entretien manifeste étaient d’un charme indéniable, que personne n’aurait pu remarquer sans qu’elle ne les relâche.

Elle soupira et resserra de nouveau les draps, mais on pouvait dire que sa chevelure était déjà d’une protection plus efficace. Elle marmonna un début de chanson, les lèvres closes. Byakuya écoutait d’une oreille distraite, attentif à sa peine.
Plus le temps passait et plus il sentait son reiatsu prendre une aura dépressive, polluant la pièce toute entière.

Lost on the way, no one to blame, no one to save,
nothing to do with the way everything's changed
(Perdu sur le chemin, personne à blâmer, personne à sauver...
Rien à faire vu comment tout a changé...)

Lost I feel a little like, a child who's lost, a little like,
everything's changed a lot, I didn't like all of the pain,
(Perdu, j'ai un peu l'impression d'être un enfant perdu, juste un peu...
Tout a beaucoup changé, je n'ai pas aimé toute cette douleur...)

Lost, confused, a lot of it, is hard to take, and cause of it,
everything's changed I thought I'd make it through the pain
(Perdu, troublé, beaucoup de choses sont difficiles à accepter...
Et pour cela, tout a changé, je pensais pouvoir supporter la douleur...)

Everything's changed
(Tout a changé)

Given the chance I would happily dance on the grave of the one
who shows no remorse »
(Si je le pouvais, je danserais joyeusement sur la tombe de celui
Qui ne montre aucun remord...)

Lost I feel a little like, a child who's lost, a little like,
everything's changed a lot, I didn't like all of the pain,
Lost confused, a lot of it, is hard to take, and cause of it,
everything's changed I thought I'd make it through the pain
(Perdu, j'ai un peu l'impression d'être un enfant perdu, juste un peu...
Tout a beaucoup changé, je n'ai pas aimé toute cette douleur...
Perdu, troublé, beaucoup de choses sont difficiles à accepter...
Et pour cela, tout a changé, je pensais pouvoir supporter la douleur...)

-Haruhika… Entendit-elle.
Son Zanpakutto se matérialisa. Le Noble de la famille Kuchiki put observer un jeune homme à la peau mate, aux habits beiges et noirs déchirés qui devaient autrefois être un pantalon bouffant à l’orientale. Il avait des chaussures de tissus noirs assortis, ses mollets, son ventre, ses avant-bras ainsi que la partie inférieure de son visage étaient recouverts par des bandages usés, flottant gracieusement.
Son visage était exotique et bien dessiné, ses yeux d’un doré éclatant et ses cheveux noirs en bataille, semblable à ceux du Lieutenant Hisagi, à peine retenu par des bandages entourant ici et là sa chevelure ainsi que son front, comme un bandeau.

Nothing is plain
Nothing can be explained, Nothing can be explained, nothing explained
(Rien n'est parfait...
Rien n'a d'explication...)

C’était comme si elle ne l’avait pas entendu. Translucide, il traversa les barreaux et fit son chemin vers elle. Kuchiki Byakuya continua d’observer, immobile, assis de façon tendue à son bureau. L’esprit du Zanpakutto l’ignora royalement.

Given the chance I would happily dance on the grave of the one
who shows no remorse
(Si je le pouvais, je danserais joyeusement sur la tombe de celui
Qui ne montre aucun remord...)

-Haruhika, c’est moi, dit-il en prenant ses épaules doucement et en la secouant légèrement. Ne te laisse pas aller.
Mais les larmes de la jeune fille continuaient de couler inexorablement.

Lost on the way, no one to blame, no one to save,
nothing to do with the way everything's changed
(Perdu sur le chemin, personne à blâmer, personne à qui parler...
Rien à faire vu comment tout a changé...)

-Haruhika ! Répéta-t-il en la secouant plus fortement.
-Lâche-moi ! S’écria-t-elle, ce qui surprit tellement Byakuya qu’il eut une réaction proche du sursaut.

Elle se leva du lit pour faire face à son Zanpakutto, l’air plus en colère que jamais. Elle le poussa violemment, accompagnée d’une grosse crise de larme.

-Alors quoi ?! Continua-t-elle de crier sur le même ton haut perché dû à ses larmes. Hein ?! Koutashi Kogane ! Nomma-t-elle avec véhémence, comme si ce nom était un venin à ses lèvres. Tu m’ignores pendant des décennies en ponctuant ton antipathie par des sarcasmes sanglants et c’est maintenant que tu t’inquiètes ! Parce tu vas mourir aussi c’est ça ?!
-Haruhika…
-Où étais-tu, hein, quand j’avais besoin de toi, salaud ?! Lança-t-elle en abattant son poing sur son torse finement musclé.
-Tout ça…tout ça c’est de sa faute ! Ça serait pas arrivé si tu m’avais écouté et que tu avais arrêté de faire ton imbécile ! Eut-il l’audace de répliquer.

Byakuya ignorait de qui ils parlaient exactement, mais s’ils continuaient ainsi…Le Capitaine de la 6e division se leva et s’avança vers les barreaux, tout en restant à une distance assez prudente.

-Haruhika, je demanderai à toi et à ton Zanpakutto de baisser d’un ton. Si nous nous faisons repérer, il ne restera bel et bien aucun espoir pour toi, prévint le noble stoïquement.

Ledit Zanpakutto lança dans sa direction un regard empoisonné. « Kuchiki Byakuya… » Siffla-t-il entre ses dents avec une antipathie à peine voilée.

-Nous savons tous qu’elle est déjà condamnée, tout ça par votre faute ! Lança l’esprit, suivi d’une insulte à faire pâlir les plus vulgaires.
-Tais-toi, imbécile ! Répliqua la jeune fille en poussant l’esprit de son Zanpakutto derrière elle avant de lui faire face. Tout ça est de ma faute, après tout ! Si je n’avais pas parlé !

Ses larmes l’empêchaient de continuer. Elle fourra son visage dans ses mains pour tenter d’étouffer des sanglots violents.

-De ta faute ! Oui, également, s’énerva son Zanpakutto. Et si cela avait été quelqu’un d’autre que Byakuya, n’en n’aurait-il pas été autrement ?! Hein ?! Tu as causé notre perte à tous les deux !

Le noble fronça les sourcils, totalement confus. Qu’avait-il à avoir d’antérieur à sa venue dans son bureau plus tôt cette après-midi ? C’était absurde.

-Ah, ça t’en bouche un coin, hein ! Lança l’esprit insolemment à l’adresse du Capitaine.
-Tais-toi ! Répéta Haruhika avec une violence démontrée par la gifle qu’elle lui administra.

Koutashi Kogane tint sa joue, l’air blessé, avant de finalement se redresser et sans lui adresser un regard, conclut : « Très bien, puisqu’il en est ainsi. Mourrons avec nos regrets et nos non-dits. » Il disparut et resta silencieux sous sa forme de katana. Silence qui laissa place à un grand vide. Silence qui signifiait qu’elle avait également arrêté ses pleurs incessants.
Kuchiki Byakuya ne comprenait tout simplement pas ce qui se passait depuis que cette maudite fille avait mis le pied dans son bureau. Sa vision des choses était comme embrouillée, confuse et ignorante. Comme les ténèbres. Et Byakuya détestait les ténèbres.

-Le fait est que… Commença-t-elle avec un air sombre qui correspondait à la pièce soudainement devenu lourde. Koutashi a raison sur un point, poursuit-elle en le faisant face, le regard mort mais rivé sur le sien. Tout ça ce ne serait jamais produit si cela n’avait pas été vous, cet après-midi-là, à qui j’aurai dû rendre cette écharpe.

Les sourcils du Capitaine ne se détendirent pas. Au contraire, sa curiosité et sa confusion augmentèrent d’autant plus. Il resta silencieux et mourrait pourtant d’envie de savoir ce qu’il y avait d’encore plus spécial chez cette fille et le rapport qu’il aurait pu y avoir avec lui.

-La vérité, c’est que, sauf votre respect…Je vous hais de toute mon âme.

Son expression inébranlable vacilla une fraction de seconde. Ses yeux agrandis et le mouvement nerveux de son sourcil disparurent aussitôt que l’information parvint jusqu’à son cerveau.
Elle ne sourcilla même pas. Juste là, debout, tendu, à serrer ses poings et peser ses mots.

-Je déteste la façon dont vous vous comportez : toujours à agir comme le noble que vous êtes, comme supérieur à tous. Vous êtes froid, distant, intouchable, incompréhensible, lunatique, stoïque, voire indifférent et même cruel sur certains sujets. Je déteste le fait que vous ne répondiez jamais lorsque l’on vous salue dans les couloirs, la façon dont vous relevez le menton et fermez les yeux pour montrer qu’ils ne sont pas dignes d’entendre une simple parole de politesse.

Le Capitaine sentit une certaine irritation augmenter en lui face à cette insubordination. Il n’avait pas grand chose à faire, de toute façon, car elle allait probablement mourir le lendemain. Même si c’était là une façon de se défouler avant la potence…

-Je déteste profondément la façon dont vous vous tenez et marchez, comme si vous aviez perpétuellement un balai coincé dans le cul qui aurait pris la place de votre colonne vertébrale.

Il se contenta de refouler sa susceptibilité et de froncer les sourcils en lui jetant un regard noir. Il ne voyait pas où elle voulait en venir. Où tout cela les menaient.

-Je déteste même la façon dont vous parlez, l’air de mâchouiller, comme si vous aviez perpétuellement un chewing-gum coincé entre vos dents ou encore que la personne à qui vous vous adressez ne mérite même pas la peine que vous ouvriez un peu plus votre bouche pour articuler ce que vous dites face à elle.

Il n’avait aucune idée de ce que pouvait être un chewing-gum, toujours est-il que ce ne devait pas être un beau compliment.
Il croisa les bras, sa culpabilité renflouée très loin dans un coin de son esprit. Néanmoins, il réunissait à maintenir un calme et une indifférence dont lui-même se félicitait. Aurait-elle été quelqu’un d’autre que Senbonzakura l’aurait déjà transformée en un tas de chair méconnaissable et tremblotant.

-Je déteste vos mains de pianiste, votre corps de dieu grec, votre gueule d’ange à qui l’on peut tout pardonner. Alors, désolée, mais moi, je ne peux pas vous pardonner, non. Mais…pas à cause de tout ce que je viens de vous citer, mais tout simplement parce que…
La confusion était revenue au galop.
-Je vous hais autant que je vous aime.

La confusion était un mot très faible au final. La révélation fut si abrupte qu’il fut incapable de bouger ou de dire quoique ce soit, si ce n’est continuer à la fixer dans le blanc des yeux.

-Oui, je vous aime, Kuchiki Byakuya. Depuis des décennies, bien avant que votre action pour Kuchiki Rukia ne cause toute cette effervescence autour de votre personne. D’un amour indélébile.

Il décroisa les bras, complètement perdus. Il n’avait encore jamais été confronté à une déclaration aussi directe, pas même à l’école de Shinigami. Non, correction, il n’avait encore jamais eu affaire à quelqu’un d’aussi franche.

-Oui, je fais partie de ces immondes groupies qui auraient tripoté votre écharpe à n’en plus finir, qui fantasment jour et nuit sur votre physique, qui hument comme des chiennes le parfum que vous laissez à votre sillage.

Il n’essayait même plus de comprendre. C’était au-delà de la compréhension de tout homme, même lui.

-Je serai, comme ces filles, capables de tout supporter juste pour recevoir ce serait-ce qu’un regard, même méprisant. Même me jeter nue à vos pieds si ça pouvait me permettre de tirer ne serait qu’un mot de votre part, même s’il s’agissait d’une insulte. Parce qu’alors…cette insulte serait la plus belle chose qu’on m’ait jamais dite.

Elle se laissa tomber sur le lit derrière elle, à l’aveuglette, l’air drainée de toute son énergie et mentalement morte.

-L’ironie, dans tout ça, poursuit-elle, l’air de se parler plus à elle-même. C’est que celui que j’aime de tout mon cœur est celui qui a provoqué ma mort. On se croirait…dans une mauvaise pièce de théâtre tragique.

Elle eut effectivement un sourire ironique dont elle seule connaissait le secret. Elle rejeta la tête en arrière, ses longs cheveux cascadant le long de son dos arqué, l’air d’admirer un ciel resplendissant dans la pénombre de son cachot. Et soudain, son sourire disparut et une autre larme coula sur sa tempe avant de se perdre dans sa chevelure. « Tout ça, pour une écharpe dont je n’ai même pas eu l’intelligence de profiter, avant de mourir. »
Elle laissa son dos heurter le matelas. Son corps rebondit une seule fois avant qu’elle ne se laisse complètement aller, telle une poupe de chiffon. Elle était si épuisée psychologiquement que le sommeil se ne tarda pas à prendre possession d’elle. Sa dernière nuit, avant de se faire emporter par le sommeil éternel.

Les yeux du noble tombèrent irrémédiablement sur cette écharpe maudite dont il aurait désormais horreur de porter. Il ne comprenait pas tout, mais une chose était sûre, l’amour insensé que cette fille avait pour lui semblait plus que sincère. Il ne se souvenait même pas l’avoir vu ne serait-ce qu’une seule fois au cours de toute ces décennies et elle…se languissait d’un amour dont elle ne recevrait, de toute évidence, jamais la réciprocité. Surtout après Hisana qu’il aimerait toujours et encore…éternellement.
C’était une impasse et elle le savait pertinemment. Et pourtant…

La minute d’après, il se dirigea vers la sortie, laissant le reste de son travail inachevé sur le désordre qu’avait provoqué le vent glacé s’engouffrant dans la pièce. Le bruit de ses pas résonna à peine sur le vaste plancher, tout comme la porte coulissante se fit à peine entendre lorsqu’il quitta les cachots de sa division.

† Au matin †

-Omoikiri Haruhika, appela-t-il avec cette manière très distincte de mâchouiller ses mots et dont il avait désormais conscience chaque fois qu’il ouvrait la bouche pour parler.

Cela l’irritait. Il n’arrêtait pas d’y penser.
La jeune fille fit semblant de ne pas l’avoir entendu, entourée telle une momie dans le drap, sur son lit de fortune, dos à son interlocuteur. Elle ouvrit simplement les yeux. Ça y est, se dit-elle. Je vais mourir. Ses mains se serrèrent contre sa poitrine.
« Shinigami », lança-t-il de nouveau, plus fermement. Ce à quoi elle répondit par un soupir las. Elle se mit d’abord en position assise, frotta ses yeux plus gonflés que jamais par les pleurs intempestifs. Ils brûlaient encore et le pourtour était comme fiévreux.
Elle mit un moment à dégager les draps, avant de se tourner vers lui, assise sur le bord du lit, ses mollets retombant dans le vide. Puis, elle dégagea son visage de ses longs cheveux et les attacha en chignon en faisant un nœud avec ses propres mèches. Une astuce que l’on apprenait lorsqu’on avait les cheveux très longs.

Lorsqu’elle releva les yeux, il semblait aussi imperturbable que jamais. Bien qu’elle sut qu’il ne semblait pas avoir dormi de la nuit, pas une seule trace de cerne ou de fatigue ne gâchait ses traits à la fois androgynes et virils en soit, dans un étrange équilibre.
Enfin, soudain, il annonça : « Epouse-moi ».

« Car personne d'autre n'a le pouvoir de changer mon univers. »
(Tite Kubo, volume 19)

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