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Epouse-moi

Darkangel Guard

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Niveau : [13+] Résumé : Haruhika Omoikiri est une messagère méconnue de la 4e Division jusqu'au jour où son secret est découvert par Byakuya Kuchiki,dont elle est amoureuse.Pour la sauver,une seule solution:devenir puissante et la marier à un noble haut-placé...Lui. Bya+Autre personnage

Disclaimer : L'univers et ses personnages appartiennent au fantastique Tite Kubo. Seule Haruhika et les autres personnages ou idées inventées par moi m'appartiennent.


Chapitres : 5 . 6 . 9 . 7 . 8 . 1 . 2 . 3 . 4 . 10 . 11 . 12 .
Chapitre 4 :: Le premier jour qui marque le début de l'entraînement

† Chapitre précédent †

-Tu t’en sens capable ? Tu m’as harcelée pendant des décennies de ne rien faire. À présent, nous allons tant nous entraîner que nous pourrions venir à le regretter. Te sens-tu prêt à rattraper des décennies de retard en six mois, Koutashi Kogane ?! Demanda-t-elle solennellement. Avec moi ?

Elle sentit à l’intérieur d’elle son sourire. La proposition lui paraissait alléchante sous ce point du vue.

-Toi, contente-toi de séduire ton Byakuya Kuchiki. Le reste, la puissance et la gloire, c’est mon affaire, Haru !

Elle laissa échapper un sourire radieux. Il l’appelait à nouveau par son petit nom. Comme avant, quand ils se cherchaient et se découvraient l’un l’autre.

-Bien, Koga !

† Présent †

-Bon sang !

Les bras chargés de papier, elle arriva en courant dans la sixième division. Elle était un peu en retard. Elle était passée donner les papiers administratifs à toutes les divisions et pour la première fois, n’avait pas attendu qu’ils signent les papiers les plus urgents ou les moins longs.
Ceux qui étaient chargés de la recevoir, même les capitaines, s’interrogèrent. Elle leur expliqua simplement que ses horaires avaient changés et qu’ils devraient désormais renvoyer leur propre messager pour les réponses à la 4e Division, comme cela aurait toujours dû être le cas.

Elle s’agenouilla devant la porte en papier de riz coulissante : le shoji. Essoufflée comme un bœuf, déjà transpirante, elle tentait de reprendre son souffle. Elle avait bien cru ne jamais arriver, bien qu’elle ait couru de toutes ses forces toute la matinée.
Bien qu’elle ait le cœur encore battant à tout rompre, elle prit une grande inspiration pour parler :

-Ici la shinigami Omoikiri…
-Entre, l’interrompit-il.

Elle remarqua déjà l’étonnante familiarité avec laquelle il s’adressait à elle, contrairement au « Permission accordée » à laquelle elle s’étant tant attendue. Il ne la traitait pas tout à fait en étrangère, bien que ce ne soit qu’en privé…
Elle se leva, ouvrit le shoji et le referma derrière elle. Elle ne s’agenouilla pas et il ne sembla pas du tout s’en formaliser. « Bon point ! » lui souffla son zanpakutto. Il rangeait ses papiers en une pile ordonnée lorsqu’il prit la parole : « Tu es en retard. » Fit-il remarquer sévèrement. « Ah, mauvais point ! » Corrigea Koga.
Cette fois, elle s’agenouilla, la pile de papiers restant destinée à la 6e Divion coincée entre elle et son bras gauche.

-Toutes mes excuses. Je n’étais pas habituée à effectuer mon travail en une seule matinée. L’habitude effacera cette erreur, Capitaine.
-Que ce retard ne devienne pas une habitude, cependant. J’ai un emploi du temps chargé et une partie très précieuse t’est déjà accordée pour t’entraîner afin que tu sois dans les temps. Ne le gaspille pas inutilement, lança-t-il d’une voix menaçante, histoire de bien se faire comprendre.
-Oui, Capitaine Kuchiki.
-À présent apporte-moi les papiers administratifs de la 4e Division, ordonna-t-il froidement.

Il semblait avoir pris la décision de la bouder toute l’après-midi, visiblement, comme punition. Il semblait réellement agacé par son retard. Mais également parce qu’il lui serait infiniment plus difficile de gérer ses devoirs avec elle dans sa vie, à présent.
Elle se releva et posa doucement la pile sur le bureau. Il signa les papiers les plus urgents, sous l’œil admiratif de la jeune shinigami devant sa rapidité, puis les mit de côté. Il ignora le reste et se leva gracieusement pour prendre la direction de la sortie de son bureau.

Il profitait de ne pas avoir à gaspiller sa salive puisqu’il supposa qu’en lisant simplement ses pensées, elle saurait qu’elle devait le suivre jusqu’au terrain d’entraînement de la 6e Division. Ce qu’elle fit. Il trouva pour la première fois un avantage à son pouvoir. Il lui évitait de se répandre en paroles inutiles.

Ils arrivèrent rapidement et le noble les mena au centre. Le terrain était désert. Il se planta en face d’elle à quelques mètres et fit défiler dans son esprit les instructions. Elle hocha la tête pour signifier qu’elle avait compris.
Et elle s’étonna de la rapidité avec laquelle celui-ci avait réussi à maîtriser son esprit de sorte à communiquer de façon claire avec elle. C’était absolument fascinant. Elle doutait que, même au courant de son pouvoir, un autre esprit en soit capable, s’adapter ainsi à son pouvoir télépathique, et de dominer le chaos incessant de ses pensées aussi rapidement.

Il souhaitait, pour aujourd’hui, observer ce qu’elle savait faire, afin de déterminer ses défauts et ses qualités, ses points forts et ses faiblesses, afin de lui donner un entraînement approprié. Il voulait surtout savoir (en arrière-pensée) l’étendue du travail qu’il avait devant lui, pour la façonner en parfaite combattante.
Elle commença par quelques sorts de Kidô. Il fut satisfait, bien qu’il n’en montrât rien, ni ne fit aucun compliment. Elle était douée pour la magie et seul le temps et sa progression rendront ses sorts plus puissants et efficaces. Il n’y avait rien à refaire de ce côté. Une chance, Kuchiki se souvient parfaitement de la nullité extrême de son Lieutenant dans ce domaine-là.
Elle s’essaya ensuite à la vitesse, en parcourant un point à l’autre du terrain. Incroyablement lente à ses yeux, mais normal pour son niveau, songea-t-il. Il faudra travailler ça durant ses courses pour son travail.
Elle enchaîna ensuite les mouvements de base du Kendo : l’art du sabre. Ses positions étaient bonnes et académiques. Il reconnaissait la patte de l’école passée par là. Dénués de personnalité mais là encore, seul l’entraînement et les combats à répétition pourront la forger. Plus particulièrement, elle devra adapter ses mouvements en fonction de son style de combat et des capacités de son zanpakutto.
Qu’en était-il de sa force ? Kuchiki Byakuya dégaina son sabre et se mit en position de défense. Elle s’élança vers lui avec un cri de guerre, les deux mains serrant fermement son sabre pour l’abattre à la verticale sur son adversaire. Le Capitaine mit alors son sabre en position horizontale pour la rencontrer.
Elle sauta, abattit son sabre vers le bas et une gerbe d’étincelle étincela entre eux. Le choc fut froid et bref et avait eu pour résultat de repousser les armes entre elles, mais celle de son entraîneur n’avait pas bougé d’un iota. Elle fut repoussée par la force de sa propre attaque.

Le plus expérimenté des deux se remit en position de défense. Elle comprit qu’elle devait réattaquer. Les sabres glissèrent l’un contre l’autre : eau contre pierre. D’un pas sur le côté, il la laissa tomber sur le côté, entraînée par sa propre force. « Encore. » Lança-t-il.
D’un mouvement circulaire, elle visa ses jambes à sa portée. Elle ne craignait pas de le blesser : il était plus que trop fort pour elle. Il recula simplement et tandis qu’elle se relevait, rencontra un regard déterminé et fougueux lancé par deux saphirs clairs comme le ciel.
Elle tenta une approche directe. Elle pointa son sabre au niveau de son ventre et tint le manche au bout, plaqué à sa paume, afin de donner dans son coup toute sa force. D’un mouvement dédaigneux du bras, il fit glisser son sabre sur le côté et de nouveau, elle se retrouva à terre, entraînée par son mouvement.
« Encore. »

« Encore. » Elle ne sut combien de fois elle l’entendit cet après-midi là, mais bien plus qu’il ne devait l’avoir dit de toute sa vie. Dans le ciel, alors que le soleil commençait à chuter dangereusement, ils entendirent un grondement digne du tonnerre.
Le Capitaine s’arrêta et l’observa, un sourcil arqué, incrédule. Elle hésita puis recommença ses assauts inoffensifs. Le bruit se répéta tandis qu’elle tombait à nouveau dans la poussière aride du terrain d’entraînement.
Elle s’appuya sur son zanpakutto, éreintée, transpirant comme jamais, à bout de force, les muscles brûlants et endoloris. Elle savait que les jours suivants, malgré de terribles courbatures, il faudra enchaîner entraînement sur entraînement. En se levant, tanguant, elle porta une main à son ventre et le noble comprit aussitôt.

-En plus d’arriver en retard, tu n’as pas pris de déjeuner. Moi qui pensais qu’il s’agissait de la raison dudit retard.
-Je vous demande pardon, Capitaine Kuchiki. Je n’en ai pas eu le temps.
-Comment veux-tu faire un entraînement correctement si tu ne t’y prépares pas ?! Sermonna-t-il, furieux. Quand as-tu bu pour la dernière fois ?
-C-ce matin, avant de prendre mon travail, Cap…
-Arrêtons-nous là, annonça-t-il d’une voix aussi acérée qu’une des pétales de Senbonzakura. Tu ne tiendras pas le reste de l’après-midi.
-Non, laissez-moi aller boire et me reposer quelques instants, et reprenons !
-Tu ne comprends pas.
-Si, je comprends parfaitement, le coupa-t-elle avant qu’il ne recommence une phrase. Vous êtes furieux parce que vous avez l’impression de perdre votre temps avec moi tandis qu’un travail faramineux vous attend encore dans votre bureau et votre manoir. Vous pensez que je ne prends pas cet entraînement au sérieux pour avoir agi de la sorte.
-…
-Je pensais avoir fait ce qu’il y avait de mieux à faire, sachant que j’étais déjà fabuleusement en retard. C’est ma faute et c’est moi, et moi seule qui en paierais les conséquences. Je continuerai à me battre, quoiqu’il arrive, jusqu’à ce que mes lèvres ne puissent même plus prononcer un sort.

À nouveau il rencontra ce regard rageusement fougueux et plein de détermination. Il acquiesça d’un imperceptible mouvement de tête pour l’autoriser à aller boire. Elle rangea son sabre, s’inclina respectueusement et courut à toutes jambes hors du terrain d’entraînement, bien que son corps fracassé lui réclamât du repos.
Cette fille, c’était quelque chose, songea-t-il alors qu’il voyait son corps menu et féminin détaler. Il eut un rictus défaitiste, tout en fermant les yeux et en abaissant le bras qui tenait son sabre contre son flanc.

† Plus tard †

Haruhika s’appuya sur son épée plantée dans le sol, à bout de souffle.
Ses jambes tremblaient et la maintenaient à peine debout.
Son dos et ses flancs semblaient brisés à force d’avoir heurté le vide, puis le sol.
Sa tête tournait et sa vision se faisait imprécise.
Ses poumons la brûlaient et l’air qu’elle avalait par goulée semblait les déchirer, bien qu’elle arrivait à peine à en ingurgiter en quantité suffisante.
Ses bras protestaient au moindre geste les concernant.
Ses mains…ses paumes étaient en sang, à force d’avoir tenu le manche et de s’être frottés contre la soie le décorant, les brûlant et leur arrachant la peau vivement.
Sans compter le fait qu’elle était maculée de poussière et son uniforme déchiré par endroits.

« Encore. » Entendit-elle. À l’horizon rougeoyant comme son visage, le soleil se couchait, comme tous les soirs, immuablement. Il la toisait, là, à deux mètres d’elle, le sabre inlassablement brandi, l’attendant. Elle et ses assauts répétés mille fois, mais n’atteignant jamais sa cible. Jamais. Seul le sol l’attendait une fois sur deux.
Et il la savait à bout, mais il attendait de voir jusqu’où elle irait. Où étaient ses limites. Jusqu’où elle s’oublierait pour…brandir et abattre sa lame avec cette passion dans tout le corps, de toute son âme. Jusqu’à quand elle allait s’abandonner…pour lui.
Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’elle les avait déjà dépassées depuis belle lurette. Mais elle tenait bon. « Encore ! » lui insuffla son zanpakutto, qui ignorait sa douleur après avoir brutalement rencontré son homologue maintes fois. « Encore… » S’ordonna-t-elle en inspirant à fond.

Elle releva la tête. Le même regard flamboyant, remarqua-t-il. Et se redressa, sans tanguer, fière comme une lionne. Son reiatsu rugissant comme lionne. Elle s’élança. Malgré la fatigue et l’usure extrême de son corps, elle fut plus rapide que d’habitude. Elle s’écrasa contre lui de toutes ses forces, avec une ardeur qu’il ne lui aurait pas soupçonnée, même en bon état. Leurs épées formèrent une croix étroite et longue.
Leurs visages étaient près. Il vacilla légèrement en arrière. En bougeant son pied gauche en arrière, il sentit les jambes de la jeune shinigami se coller aux siennes avec menace et détermination. Il sentait presque son corps contre le sien. Il brûlait littéralement.
S’elle continuait d’enfler son énergie spirituelle, elle risquait de se consumer, pensa-t-il. Ses yeux s’agrandirent d’étonnement. Son regard bleu, rendu violâtre par le coucher du soleil, le foudroya.
Leurs bras usant de leur force faisaient trembler leurs sabres qui luttaient, faisant jaillir d’occasionnelles étincelles, tandis que leurs poignets endoloris soutenaient leurs mains ceignant leur manche. Elle lança un cri de guerre qui retentit en écho dans l’esprit du Capitaine et atteignit directement son cœur. Il vacilla de nouveau. « Que se passe-t-il ? » s’exclama-t-il. Elle pouvait à présent contempler entièrement ses iris d’un bleu violet sombre illuminé par la lumière du reiatsu bleuté flamboyant qui se dégageait d’elle. Magnifique.

Usant de ses dernières forces, de toute son énergie, de tout son courage et de sa détermination, elle repoussa sa lame sur le bas. Son petit pied auréolé d’énergie enfonça Senbonzakura dans la terre et l’y maintint, tandis que sa paume droite, auréolée également, rigide, tendue à l’extrême frappa sa poitrine en plein centre.
Il sentit une douleur fulgurante le toucher à cet endroit, irradier dans tout son torse, se répandre en vague dans tout le corps et traverser sa chair et ses os jusque son dos. La peine partit aussi vite qu’elle était venue. Le coup était trop faible pour sa constitution, bien qu’il fut rudement bien porté.

L’instant d’après, le corps de la jeune fille trembla, se ramollit et tangua. Ses yeux se firent vagues, cherchant leur repère. Son énergie spirituelle chuta dangereusement. Sa main libre, ensanglantée, s’éleva jusque son visage de noble androgyne et l’effleura du bout des doigts en geste tendre et plein d’adoration. Elle souriait tout aussi vaguement. Et tout aussi rapidement, sa main s’abaissa et son corps s’abandonna.
Elle tomba à genoux et pencha en avant. Sortant de sa torpeur et jurant mentalement pour son immobilité, il s’accroupit rapidement, mettant un genou à terre, et la rattrapa. Elle s’affala involontairement contre lui. Lâchant son sabre, Koutashi Kogane heurta le sol dans un tintement mat, bref et froid.

La tenant sous les aisselles, les mains dans le dos, il commença par ranger son zanpakutto en lançant un « Idiote » peu audible. Il mâchouillait encore, observa-t-elle. Il la remonta ensuite en un geste sec contre lui, buste contre buste, son menton sur l’épaule, le cou raide, totalement à l’abandon.
« Omoikiri ! Debout ! » Fusa entre ses dents. Il entendit un sanglot douloureux, étranglé dans sa gorge, tué dans l’œuf. Il soupira, pour de vrai cette fois. Un vrai soupir fatigué, vaincu.

-Imbécile ! Pourquoi avoir utilisé le hakuda ?! Sermonna-t-il, cinglant.
-Parce c’est…ce que vous avez utilisé…contre moi…toute l’après-midi.

Sa voix était faible et rauque. Elle était déshydratée. Il fronça les sourcils. « Combattre le feu par le feu. » songea-t-il.
Le hakuda est une des quatre techniques dont peut user un shinigami, au même titre que le kidô. Il peut lui permettre d’utiliser son corps comme d’une arme en concentrant sa force spirituelle. Une main chargée d’énergie spirituelle peut servir d’épée, ou augmenter sa force et sa résistance. Un art du corps.
Il permet également de se défaire d’un adversaire armé et plus fort en réutilisant la force, la violence et le poids de ce dernier contre lui, comme une contre-attaque. Ce qu’elle avait subi presque une fois sur deux en l’assaillant, cette après-midi.

-Tu n’es qu’une sombre idiote. Utiliser ton énergie spirituelle et le hakuda dans cet état est de la folie. Ton plan aurait pu se retourner contre toi ! N’as-tu jamais appris qu’il faut toujours conserver ses forces le plus longtemps possible dans un combat ?!
Il criait à mi-voix, incapable de seulement s’exprimer en pensée.
-Peut-être…mais mon plan…a fonctionné. Il aurait pu mal tourné, mais…ça ne s’est pas passé ainsi. Il…est vrai que…je devrais apprendre…à être plus raisonnable. Et, vous…à faire…confiance.
Son incrédulité n’était pas apparente, seulement intérieure.
-Vous ne faîtes jamais confiance. Pas au shinigami remplaçant…qui nous as sauvé bien des fois. Et qui…a sauvé…votre sœur. Pas…à votre lieutenant…qui vous admire. Pas…à votre division…qui vous indiffère. Pas à…votre famille…que vous craignez. Pas aux…capitaines, capables selon vous…de trahison.
Elle déglutit, difficilement. Elle était froide, à présent. Son énergie était trop basse, maintenant.
-Pas même…à vous-même. Vous…craignez toujours…de vous laisser…submerger par l’émotion…et les sentiments. Parce que…selon vous…ils peuvent conduire…à votre perte. Salir…votre nom…votre réputation…votre famille…tout ce que vous connaissez.
Raison.
-Vous…ne jurez que par la raison…depuis…
Il savait depuis quand. Elle n’eut pas besoin de continuer. Il n’avait commis qu’une fois quelque chose de déraisonnable. Qui fut le début d’une longue suite…
-Vous ne me…pensiez pas capable…Vous ne me faisiez…pas…confiance, dans tous…les sens du terme. Et maintenant ? Questionna-t-elle avec un petit rire ironique.

L’irritation le prenait. Elle allait au-delà de la lecture d’esprit, elle était en train de pénétrer son cœur, et ça, il ne saurait l’accepter. Cependant, étrangement, il se sentit incapable de l’empêcher de parler. De l’empêcher de dire ce qui était vrai, mais qu’il ne voulait pas entendre.

-Vous ne doutez pas…un instant…que je réussirai. Comment…vous sentez-vous ?
Comment ? Quelle importance ! Qu’elle se taise ! Qu’elle se taise !
-Ne vous sentez-vous pas…rassuré…Capitaine ? N’est-ce pas…un soulagement ? Un…bien-être ?
Ah oui ? Vraiment ? Pourquoi être soulagé qu’elle réussisse ? Ce n’était pas logique.
-Les sentiments…Byakuya…ne sont pas logiques. Ils…sont. C’est tout. Vous me faîtes…confiance pour réussir. Cela veut dire…
Qu’elle ne va pas mourir. Ridicule. Où voulait-elle en venir ?
-Comment va…votre culpabilité ? (Les mots devenaient plus durs à prononcer.)
La culpabilité…avait momentanément disparu.
-Vous faîtes inconsciemment…une projection. Vous…vous sentez rassuré…parce que je réussirai…là où…Hisana a échoué.
Il se glaça. Incapable de bouger. De penser même. Entendre son nom était un véritable coup de poing.
-Et parce que… tout ce que…vous connaissez…peut disparaître…ou vous abandonner…vous pouvez les perdre. Vous avez peur…de cela…parce que ça signifie…souffrir. Et vous souffrez déjà…tant ! Mais… ! Moi, je ne vais pas…disparaître. Vous savez…à présent…que je me battrais…pour ça. Pour vous. Pour…le mariage. Je suis fiable…et vous pouvez vous reposer sur moi. Alors…vous vous sentez soulagé.
La main de la faible shinigami cogna doucement son genou au sol avant de s’y poser.
-Et des sentiments naissent.

Sa température corporelle chuta une nouvelle fois.
Ni une, ni une, comme un automate, il la souleva, la prit comme au premier jour et l’emmena en trombe à la 4e Division en enchaînant les shunpos. Avec des pas si grands que même Yoruichi l’aurait vulgairement sifflé.
Unohana s’occupa personnellement d’un des membres de sa Division. Surtout lorsque c’était Kuchiki Byakuya qui la lui amenait en personne. Les croyant amoureux, elle s’empressa d’édifier un diagnostic sur Haruhika, inconsciente sur un lit d’une chambre personnelle et intimiste.
-Je m’en doutais cependant. L’entraînement s’est mal passé ? Demanda-t-elle sans la moindre accusation dans la voix.
-C’est ma faute, expliqua-t-il calmement. J’ai trop insisté et…
-Elle ne sait pas lâcher prise, pas vrai ? Je la connais un peu. Elle n’abandonne jamais. Mais paraît-il que le secret de la réussite est de ne jamais abandonner. Il faut beaucoup de détermination pour se cantonner à cet état d’esprit, dit-elle avec un sourire bienveillant.
-Elle en a en quantité létale, songea-t-il du tac o tac.
-Elle a trop forcé, comme je m’y attendais. Elle a tout aussi envie que vous que ce mariage aie lieu, à ce que je vois, lança-t-elle gentiment avec un léger rire.

Il se retint de démentir. Bien que cela le démangeât furieusement. Il se répéta, comme un mantra : elle nous croit amoureux. Bon sang ! Etait-ce si crédible ? Ils s’étaient rencontrés il y a à peine quatre jours !
-Néanmoins, pour aller loin il faut ménager sa monture. Démarrer comme un cheval de course vous mènera droit au mur, conseilla-t-elle avec de l’inquiétude dans le regard. Je sais que vous avez envie de réussir. Mais vous devez prendre le temps de préparer votre réussite. Comme vous avez si bien su le faire toutes ces années, Kuchiki Byakuya.
-Nous…Est-il seulement nécessaire que je réponde ? Nous avons peu de temps. Et beaucoup à faire.
-Alors il faut faire vite et bien. Pas…(son regard glissa sur sa shinigami)
Elle soupira.
-Je vous aiderai. Personnellement. Je peux bien faire ça pour vous. Vous méritez le bonheur.

Le Capitaine de la 6e Division ne lisait pas dans les esprits mais il voyait clairement qu’elle parlait surtout de lui.
-Elle se reposera la matinée, dorénavant. J’ai bien assez de membres qui sauront la remplacer.
Il s’apprêta à protester lorsqu’elle l’interrompit avec fermeté.
-Quand elle sera assez forte, elle pourra reprendre son travail et l’entraînement à la fois. Pour le moment, elle ne pourra pas tenir la cadence avec ce corps fragile et a surtout besoin qu’on la ménage. Saurez-vous faire cela, Byakuya ?
-…Naturellement, Unohana, flancha-t-il en ravalant sa frustration.
-Merci.
Elle s’apprêta à quitter la chambre et à les laisser lorsque qu’elle rajouta par l’entrebâillement :
-Ne lui mettez pas la pression, surtout, Byakuya. Elle y réagira aussitôt et ignorera tous les signaux d’alarme que lui enverront son corps. Elle ne sait pas lâcher prise.
Il acquiesça d’un simple hochement de tête. Unohana prenait soin de ses membres. Il était normal qu’elle s’assure qu’ils aillent bien.
-Vous non plus, ne vous mettez pas la pression, gloussa-t-elle en partant. Ce mariage aura lieu, j’en suis persuadée.
Il soupira mentalement. Quelle journée !

« La lueur des flammes éclaire mes crocs qui manquent néanmoins leur cible.

Je ne vis que dans l'espoir que ma gorge ne soit point déchiquetée avant que je ne voie cette étoile… »
(Tite Kubo,volume 11)

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