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Epouse-moi

Darkangel Guard

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Niveau : [13+] Résumé : Haruhika Omoikiri est une messagère méconnue de la 4e Division jusqu'au jour où son secret est découvert par Byakuya Kuchiki,dont elle est amoureuse.Pour la sauver,une seule solution:devenir puissante et la marier à un noble haut-placé...Lui. Bya+Autre personnage

Disclaimer : L'univers et ses personnages appartiennent au fantastique Tite Kubo. Seule Haruhika et les autres personnages ou idées inventées par moi m'appartiennent.


Chapitres : 5 . 6 . 9 . 7 . 8 . 1 . 2 . 3 . 4 . 10 . 11 . 12 .
Chapitre 6 :: Les sentiments

† Chapitre précédent †

Il était trop tard lorsqu'elle songea à s'empêcher de crier. Maintenant, elle paniquait. Renji aussi, en la voyant, désormais.

-Quoi, euh ! C'était pas ce que tu voulais ?

-Ben c'est que… ! Qu'est-ce qu'il va dire lorsqu'il va voir que je l'ai dérangé pour de stupides bentôs. Mon dieu !

-Oh ! s'écria Renji en se levant, les mains plaquées sur le meuble. Mais c'est vrai ça ! Et c'est moi qui l'ai appelé ! Qu'est-ce que je vais dire lorsqu'il saura que j'l'ai dérangé alors qu'y avait pas de blem !

Ils échangèrent un regard, tout transpirant la peur et la panique à présent. Oui, ils se comprenaient.

† Présent †

Lorsque le noble Capitaine de la 6e Division pénétra le bureau de son lieutenant avec un regard fixe, quoique curieux, le sourcil arqué, il trouva ce dernier en train de parcourir la pièce dans toutes les directions, s'arrachant les cheveux, en chœur avec la shinigami qu'il entraînait. Il s'étonnait qu'il n'y ait pas encore eu collision, vue leur vitesse.

Fermant les yeux, il toussota discrètement, tout en portant une main devant ses lèvres. Les deux sous-fifres sursautèrent, crièrent et se percutèrent. Ils finirent au sol, sur les fesses. C'était à prévoir, se dit le noble. Tout en entrant de quelques pas dans la salle, il remarqua un sachet de déjeuner posé sur la table. Il haussa un sourcil. Etait-ce bien ce qu'il pensait ?

-Oh ! Euh ! C'est ! Je ! Bégaya l'apprentie en se relevant et en se plaçant aussitôt devant les bentôs avec un air apeuré.

-Désolés de vous avoir dérangé pour rien, Capitaine Kuchiki, lança Abarai en s'inclinant, ses mèches folles dans tous les sens. Omoikiri ici présente voulait vous inviter…

-Ahmincebenjequ'est-cequ'ilnonqu'estc'estchutchutchutnonmince c'est pas ce que vous croyez ! S'exclama soudain Haruhika dans une soudaine panique envahissante pour couvrir la voix du lieutenant.

Évidemment, Byakuya n'avait pas compris un traître mot ce qu'elle avait prononcé, et son sourcil arqué, montrant son incrédulité, le leur prouvait. Néanmoins, il avait compris l'idée. « Renji, tu peux disposer et aller déjeuner si tu le souhaites. » Puis en se tournant vers la jeune fille : « Suis-moi. ».

Avec empressement, elle s'empara du sachet et jeta un dernier regard en arrière. Renji lui fit un clin d'œil, sourire mutin carnassier, le pouce levé positivement en l'air. « Bonne chance ! » Lit-elle sur ses lèvres. Elle lui sourit avec amusement et reconnaissance. « Merci ! » Souffla-t-elle. Il avait vraiment bon fond, elle ne s'était pas trompée.

En même temps, comment aurait-il pu le lui cacher ?

Elle courut pour rattraper son entraîneur.

Byakuya marchait toujours avec une certaine vitesse qui trahissait ses capacités au combat, avait-elle remarqué. Il faisait un pas alors qu'elle en en faisait deux, parfois plus pour le rattraper. Il semblait toujours impatient, pressé d'aller plus vite mais forcé de se déplacer à vitesse « normale ». Enfin, lorsqu'ils marchaient ensemble (et elle adorait ça), elle restait toujours un pas en retrait.

Très vite, ils arrivèrent à une partie du Seireitei bien agencée, aux petites maisons traditionnelles collées les unes aux autres qui formaient un grand domaine. Le tout était pompeux, les jardins zens grandioses et bien entretenus et l'endroit immense, formel et agréable. Tout était propre, ordonné, lustré et riche.

Le manoir Kuchiki…Elle l'avait reconnu, l'ayant déjà aperçu dans les pensées de son entraîneur, mais y être était tout autre chose. Ils s'arrêtèrent un instant, le temps que Byakuya donne des directives à des servantes impatientes de le servir.

Lorsqu'elles s'en allèrent, Haruhika ne put s'empêcher de laisser échapper un petit rire étranglé. Mais s'arrêta aussitôt en croisant le regard du maître des lieux.

-Qu'y a-t-il ? Questionna-t-il.

-Rien, pardon… (Nouveau gloussement nerveux) Excusez-moi, Capitaine.

Il reprenait la marche. Elle le suivit avec une confiance aveugle.

-Ici, tu dois te référer à moi avec le terme « Seigneur », précisa-t-il, toujours aussi curieux. (Qui aurait cru qu'il était aussi avide de tout savoir). À quoi songeaient-elles ?

Elle fut étonnée qu'il lui pose cette question. Sans regarder son visage, elle sut qu'il était amusé lui aussi. Amusé de voir les informations que pouvaient lui fournir la jeune psychique.

-Elles…(rire)…Elles avaient l'intention de se battre et faire la course afin d'être la première à vous servir.

Elle vit qu'il visualisait la scène dans son esprit et qu'il s'empêchait à grande peine de sourire à son tour. Cela expliquait beaucoup de comportements exagérés de la part de ses servantes, maintenant qu'elle le disait.

-Ridicule, lança-t-il avec une maîtrise certaine sur sa voix.

-Vous êtes méchant ! Lança-t-elle en riant. Je ne rigolais pas parce qu'elles étaient ridicules, mais parce qu'à leur place je ferai la même chose, et qu'en songeant à ça, là je me suis sentie « ridicule », finit-elle en imitant sa voix.

Il eut moins envie de rire. Son imitation était bien faite. De la voix grave au ton cynique jusqu'au mâchouillement lui-même. Mais malheureusement l'envie revint rapidement. Cette fois, Byakuya les imagina mariés, et la visualisa se battre avec les servantes pour le servir et faire la course. Dans son dos, elle rit en voyant cette image se construire dans son esprit.

Ils arrivèrent au jardin zen dans lequel un petit lac de poissons Koi s'agitaient gaiement, surplombés par un petit pont en bois. Un drap, qui avait l'air plus cher que tous ces objets réunis, songea-t-elle, avait déjà été installé à l'ombre d'un arbre, à mi-chemin entre le tronc du cerisier et le point d'eau.

Sans hésiter, le noble s'assit sur ses talons de façon noble. Haruhika se sentit perdue. Comment s'asseyaient les femmes nobles ? « Tu peux t'asseoir. » Indiqua le Capitaine, interprétant son immobilité pour une attente d'autorisation. Elle hésita. Elle qui voulait faire bonne figure et donner bonne impression, elle était bien partie…

« Comment s'assoient les femmes nobles ? » Demanda-t-elle sans détour. Le Seigneur fut une fois de plus pris de court par sa franchise, mais fut…en quelque sorte ravi qu'elle pose la question. Enfin, ravi était un grand mot, se dit Haru.

« Arrange tes habits. » Ordonna-t-il. Elle suivit avec avidité chacune de ses indications. « Dépose d'abord le déjeuner. Approche-toi précisément jusqu'au bord du drap, en face de ton interlocuteur. Fléchis gracieusement les genoux, pose-en un premier au sol, arrange une nouvelle fois tes habits. Puis finalement, pose-toi doucement sur tes talons et serre les jambes. Les mains se rejoignent finalement sur tes cuisses. »

C'est avec un œil condescendant et désabusé qu'il l'observa faire. Avant de finalement lâcher un : « Maintenant que tu m'y fais penser, il te faudra prendre des leçons de noblesse si ce mariage a réellement lieu. »

En ouvrant les sachets, elle sentit une sueur froide s'emparer d'elle tandis qu'elle posait une nouvelle question. « C'était si nul que ça ? ». Exercice de respiration pour le Capitaine au masque implacable. Se moquait-il d'elle ?

« De toute façon, ça ne doit pas être si dur que ça. Il suffit d'avoir l'air coincé et parler de façon présomptueuse, non ? » Lança-t-elle en plaçant les bentôs devant eux. Nouvel exercice de respiration, lorsqu'il se souvint de ses propres leçons dans sa jeunesse. Depuis quand avait-il eu autant envie de rire aussi souvent ? Il devait s'être levé du mauvais pied, ce matin…

« Vous avez le droit de dire ce que vous pensez, vous savez ? » Il arqua un sourcil. « Enfin, à moi, tout du moins. Si je suis nulle, dîtes-le ! » Rigola-t-elle. Un presque sourire étirait les traits du futur mari. « À quoi bon ? » Répondit-il. Sachant qu'elle lisait dans les pensées.

« Oui, c'est vrai… » Répondit-elle. « Mais ça fait quand même du bien. Vous êtes un noble, vous savez sûrement de quoi je parle. » Effectivement, il voyait où elle voulait en venir. Simplement, il n'en voyait pas l'intérêt.

Il ouvrit sa boîte. Un coup d'œil à son apprentie lui apprit combien elle était nerveuse de découvrir sa réaction. Elle fut si surprise qu'il accepte seulement son déjeuner…alors de là à ce qu'il l'invite au manoir. Cela ne le dérangeait pas, lui, sachant que dans quelques semaines, elle y logerait. Il n'avait aucun doute sur la question.

-Cuisines-tu souvent ?

-Euh, et bien…comme je vivais seule, il a bien fallu me débrouiller.

Il espérait de tout cœur que, bien que Rukia eut également à se débrouiller seule, que leur cuisine n'aie rien en commun. Comme de coutume, l'homme ou l'invité mangeait en premier et donnait son avis. Elle semblait n'attendre que ça. Il prit son temps, très amusé.

-Alors, alors ? S'enquit-elle impatiemment.

Il s'acharnait vraiment à lui dire combien il était inutile qu'il parle à voix haute. Mais cela semblait visiblement important pour elle. Pourquoi s'embarrassait-il à s'en préoccuper, d'ailleurs ?

-Ce n'est pas mauvais. On sent l'habitude.

Elle s'empêcha de sauter de joie. Elle se mit à manger avec une énergie renouvelée. Étrangement, la voir ravie lui était agréable, à cet instant. Beaucoup plus que de la voir pleurer. C'était si facile de lui faire plaisir. Si simple d'être en sa présence. Elle le comprenait parfaitement, ne s'offusquait jamais, ne demandait jamais d'explication, ne l'obligeait jamais à se répandre en paroles inutiles, puisqu'elle lisait en lui. À vrai dire, c'est la première fois qu'elle semblait exiger un semblant d'interaction…normal.

De plus, elle semblait plus radieuse, plus vibrante de jour en jour. Même un aveugle l'aurait remarqué. Elle était…heureuse, se dit-il en l'observant, médusé. Etait-ce sa nouvelle vie qui la rendait ainsi ? Etait-ce…sa présence à lui ?

-Je suis contente. Je pensais vraiment que vous alliez me refuser ce moment. Je voulais vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi. Je ne savais pas comment faire. Je suis consciente que je vous prends beaucoup de votre temps et que mes sentiments vous embarrassent. Mais vous continuez à prendre sur vous alors que je ne représente rien à vos yeux.

Elle réfléchit un moment. Ses yeux célestes brillaient. Il l'écouta avec attention et stoïcisme.

-En fait, cette situation en elle-même est à peine croyable. Même si la menace de mort pèse toujours au-dessus de ma tête, je n'y pense même plus. Je suis…contente de ma nouvelle vie. Elle me plaît plus que jamais, et Koutashi Kogane aussi. Merci infiniment, Byakuya. Je vous dois plus que la vie, conclut-elle en se prosternant respectueusement.

Il ne savait pas quoi répondre. Une vague de…douce chaleur l'envahit soudainement. Plus proche que jamais de son but et pourtant incapable de l'atteindre. Comment pouvait-elle se sentir heureuse ?

-Redresse-toi, Omoikiri. Je ne l'ai pas fait pour toi. Ne te voile pas la face. Je l'ai fait uniquement parce que je pensais que tu étais honnête, loyale à la Soul Society et que te tuer représentait à mes yeux un horrible gâchis.

Elle se releva en souriant chaleureusement. Il ne la tromperait pas. Pas elle.

-Bien sûr, répondit-elle, à son tour amusée.

-Si tu souhaites réellement me prouver ta reconnaissance, sers-toi de tes pouvoirs et…réussis le défi qui nous a été imposé.

-J'en avais bien l'intention, Seigneur Kuchiki. Ne vous inquiétez pas.

Un moment de silence se prolongea, tandis qu'ils se restauraient. Il n'était pas gênant. Ils y étaient habitués l'un et l'autre.

-Comment est ta forme ? Questionna-t-il (l'entraîneur revenait avant l'heure).

-Normale et stable, répondit-elle, une nouvelle fois ravie qu'il s'en préoccupe. Mon corps s'est enfin habitué à ma nouvelle vie.

Il prit le temps de s'essuyer la bouche avant de parler. Alors qu'elle vit où il voulait en venir en suivant le fil de ses pensées, ses baguettes tombèrent de ses mains. Tout en avançant une main pour les attraper, il les lui présenta. Une soudaine et étrange tension régnait dans l'air…

« Je pense que tu es prête pour ton premier combat. Il serait bon de commencer dès maintenant à jauger ton niveau par rapport aux officiers de la 4e Division. » Elle le fixa, les yeux écarquillés, stupéfiée. Si tôt ? « J'ai l'intention de programmer le combat pour demain, c'est pourquoi aujourd'hui nous allons épargner ta forme physique. Te sens-tu prête à tenir parole ? »

Nerveuse, elle prit une grande respiration. Un poids lui plombait la poitrine et les épaules. Elle tenta de soutenir son regard, et avec plus de détermination qu'elle n'en avait, elle hocha vigoureusement la tête. La main tremblante, elle reprit gentiment ses baguettes. Leurs doigts se frôlèrent. Ceux du noble étaient doux et gracieux. Ceux du sous-fifre étaient féminins mais rendus abîmés et calleux par les récentes activités.

-Vous vous êtes entraîné des dizaines d'années de plus que moi et pourtant vos mains sont belles et douces, s'exclama-t-elle, réellement stupéfaite. Comment cela se fait-il ?

Un sourire contrit échappa à son contrôle. Il prit sa main gauche un peu brusquement et la retourna. Un frisson parcourut la colonne vertébrale de la jeune shinigami. Avec son autre main, en recalant ses baguettes entre ses autres doigts, il parcourut d'un doigt la paume de la jeune fille d'un air songeur.

C'était la première fois qu'il engageait un contact physique de cette nature avec elle. Elle crut exploser d'excitation mais se tint pourtant parfaitement calme. Il n'avait aucune arrière-pensée. Juste de la curiosité, comme toujours. C'était l'entraîneur et le noble qui enquêtait, pas l'homme, malheureusement.

-Je l'ignore, lâcha-t-il enfin. Je pense que cela a un rapport avec le fait que je pratique beaucoup moins le sabre et davantage le pinceau depuis ces dernières années, à cause des papiers administratifs. Je m'exerce également à la calligraphie.

-Je sais, vous avez également une très belle calligraphie. Il m'arrivait presque tous les jours de la contempler pendant mes courses.

Ce fut à ce moment qu'il lâcha prise. Un peu plus brusquement encore.

-Pardon. Excusez-moi. Je sais que j'aurai pas dû dire ça. C'était hors de propos.

Un silence gênant s'en suivit. Elle le regardait avec une panique grandissante. Elle espérait vraiment ne pas avoir brisé le peu de chances qu'elle avait…Ce fut un moment si agréable jusqu'à présent.

Son visage presque torturé par l'attente le fit fléchir.

-Il est vrai que des mains aussi calleuses ne sont pas acceptables pour une femme noble, lança-t-il finalement pour changer de sujet. Mais sachant qu'elles ne se poseront jamais sur moi, cela n'est pas d'une grande importance.

Elle sut que l'ambiance s'était définitivement refroidie. « Sachant qu'elle ne se poseront jamais sur moi. » Elle eut l'impression de se faire transpercer le cœur par une dague effilée. Il remettait les pendules à l'heure. Rah ! Quelle idiote elle faisait ! Elle eut envie de se frapper le crâne. Elle était toujours aussi niaise et groupie que le premier jour, se dit-elle. Comment rattraper le peu qu'elle avait obtenu maintenant !

En croisant son regard à la fois irrité, perdu dans le vague, et attristé, il se sentit confus. Il avait lancé cette phrase sans réfléchir. Elle disait plus que vrai lorsqu'elle avait fait remarquer que ses sentiments l'embarrassaient. Mais il est vrai qu'il n'avait au aucune raison de lui rappeler qu'il ne lui retournerait jamais ses sentiments. C'était de la méchanceté gratuite et inutile.

Ce n'était pas comme si elle n'avait aucune chance…Il y pensait de jour en jour. Elle avait déjà gagné son respect, son estime, des demi-sourires. Encore un peu, et elle serait capable de lui tirer un rire. Comme il se l'était dit, il y a deux semaines, elle en serait bien capable, tant tout semblait lui réussir, tant qu'elle ne lâchait pas prise.

Ses yeux bleus s'élevèrent soudainement vers les siens, incrédule devant ce qu'elle venait d'entendre. Mince. C'est vrai, elle lisait en lui. Vider son esprit, vite.

C'était effrayant. Il ne voulait pas oublier Hisana.

-Pardon, encore une fois. Je ne voulais pas… (elle baissa les yeux) Pardon. (elle les releva, l'air sincère) Cependant, et je m'excuse d'avance pour ce que je m'apprête à dire, je ne vous ai jamais demandé de l'oublier. Encore moins de ne plus l'aimer. Je suis bien placée pour savoir que c'est impossible.

Il la fixa, aussi immobile qu'une statue de sel.

-Je…Si jamais un jour il vous arrivait de…je ne vous demanderai jamais de…

Elle s'arrêta, secoua la tête et soupira, dépitée.

-Non, rien, pardon, lâcha-t-elle finalement. J'ai beaucoup de respect pour elle, c'est tout.

Il continua de la jauger du regard, incrédule.

-Du respect ? De quoi parles-tu ? Tu ne la connais même pas, répliqua-t-il d'une voix coupante.

-Je la connais à travers vous et les souvenirs de tous ceux qui y pensent. Mais surtout, j'ai beaucoup de respect pour celle qui a su capturer un cœur aussi noble et difficile que le vôtre. Ce devait sûrement être une femme exceptionnelle pour avoir su capter votre regard et s'octroyer votre attention et votre amour, pour que vous braviez votre clan…et pour que même après la mort, vous continuiez à lui être fidèle.

Les yeux du noble s'agrandirent. Ses pouvoirs dépassaient l'entendement.

-Je n'ai aucun doute là-dessus. Elle devait amplement les mériter, j'imagine. Jamais ne je prétendrais lui arriver, ne serait-ce…qu'à la cheville.

C'était son imagination ou sa voix tremblait ? Il fronça les sourcils, abasourdi et hérissé par tout ce qu'elle disait.

-Je ne resterais à jamais qu'une tique qui se raccroche à un fol espoir.

Elle mit sa main devant ses lèvres et éclata en sanglot. Oh non, la crise de larmes menaçait de faire surface, observa-t-il.

-Excusez-moi ! S'écria-t-elle brusquement en se levant précipitamment et en s'éloignant en courant.

-Omoikiri ! Appela-t-il.

Grâce à ses nouvelles capacités, elle avait déjà quitté le jardin. Et il n'avait pas la foi de la rattraper. Il ne saurait pas quoi lui dire de toute façon. Elle était aussi pleurnicheuse et facile à blesser que le premier jour, visiblement.

Ses sentiments étaient plus que gênants. Non seulement ils l'embarrassaient, mais en plus ils provoquaient en lui une culpabilité déplacée et impossible à tarir autrement que par elle.

Il soupira, se leva et laissa tout en plan. Les servantes nettoieraient tout après lui une fois qu'il sera parti. Il pouvait probablement oublier l'entraînement de cet après-midi.

† Plus tard †

Il quitta tôt son travail. Rongé par la culpabilité et hanté par le souvenir du regard intrigué que lui avait jeté son lieutenant en le voyant rentrer au bureau pour l'après-midi, il était incapable de se concentrer correctement. Tout ça, simplement parce qu'en écrivant et en observant sa calligraphie, il ne cessait de repenser à ce midi.

C'était ridicule. Cette fille n'avait qu'un effet néfaste sur lui. Elle n'arrêtait pas de lui faire faire des choses insensées !

Donnant ses dernières directives à ses subordonnés, il s'empressa, au pas de shunpo, de s'élancer à travers sa Division. Il arriva rapidement à la 4e Division. Plus précisément, sur le seuil de la porte de la chambre de l'objet de ses préoccupations. Et il fut incapable de faire autre chose.

À travers la porte, il l'entendait pleurer à chaudes larmes. N'importe qui passant dans le couloir des dortoirs aurait pu l'entendre. Il leva la main pour frapper à la porte, mais fut arrêté dans son geste lorsque les sanglots se firent plus silencieux. Son bras tremblait. Avait-elle sentis sa présence ?

-Omoikiri Haruhika, tu as abandonné l'entraînement de cet après-midi, consciente pourtant que demain t'attend un combat décisif. Tu dois répondre de tes actes, annonça-t-il formellement. Je n'accepterais pas un tel comportement. Il est enfantin et méprisable. Ouvre cette porte immédiatement.

Silence.

-Omokiri, lança-t-il comme un avertissement. Ouvre. Maintenant.

Toujours rien. La colère s'emparait de lui. Dire qu'il avait fait tout ce chemin pour…pour ça !

-Haruhika, rugit-il en faisant coulisser la porte.

Elle n'avait même pas été verrouillée.

Il la songeait organisée, cependant un chaos semblait régner dans l'unique pièce. Une tornade semblait avoir ravagé l'endroit. Au milieu de la pièce, trônait un tatami avec une forme assise dessus, arrondie, complètement enveloppée par une épaisse couverture. Par cette chaleur, c'était presque suicidaire, songea-t-il. Tout autour, des mouchoirs en tissus formaient de petits tas bordéliques. Partout autour, ouverts, des livres manuscrits qu'elle avait ramenés de chez elle (il s'en souvenait parfaitement).

Il referma derrière lui et se précipita devant la forme.

-Ca suffit. Tout cela devient absurde. Ne m'oblige pas à t'exécuter moi-même. Tu as promis et tu connais tes responsabilités. Apprends à y répondre de façon plus mature que ça, sermonna-t-il.

Un sanglot étranglé et haut perché lui répondit. Il s'accroupit et retira rageusement la couverture, plus qu'énervé.

-Ça suffit maintenant. Tu vas me répondre immédiatement. Ton comportement est inacceptable ! Regarde-toi. Tu es pitoyable et faible, complètement régie par tes émotions. Apprends à te maîtriser !

Sa colère tomba l'instant d'après.

Il observa avec stupéfaction…à quel point elle semblait misérable et fragile. Ses cheveux, lâches, tombant en tout sens, semblaient emmêlés. Elle était en yukata blanc d'intérieur, froissé en de multiples endroits. Il ne voyait pas son visage, caché par ses mèches et sa longue frange.

Un peu brusquement, il lui saisit le menton et de l'autre main, passa les doigts dans ses cheveux pour les ramener en arrière. Ses yeux étaient rougis et larmoyants. Ses yeux azur n'en paraissaient que plus clairs. Elle semblait également apeurée. Son visage était humide et ravagé par les pleurs.

En vérité, elle semblait ravagée et terrassée en tout point. Il planta un regard sévère dans le sien. Elle tripotait la couverture distraitement, le ventre noué.

-Ça suffit, tu m'entends ? Dit-il, plus doucement qu'auparavant, mais toujours avec autorité. Ce n'est pas digne d'une femme noble. Ni de toi. Ni de ma fiancée.

Elle fut choquée par sa dernière remarque.

-Je veux une femme forte capable de tout supporter, poursuit-il sans ciller. Des entraînements à l'étiquette en passant par les déceptions. Compris ?

Elle hocha timidement la tête.

-Cependant, si tu souhaites qu'un jour je te considère seulement comme une femme et non une jeune fille, tu dois cesser d'agir de façon aussi infantile et inconsidérée.

Nouveau hochement et ravalement de sanglot.

-Range donc ce désordre. Nous allons mettre à profit le peu de temps qu'il nous reste pour parler stratégie.

Il essuya son visage avec sa propre manche. On aurait vraiment dit une enfant.

-Allez, maintenant, encouragea-t-il en se redressant. Lève-toi, ordonna-t-il en présentant une main.

Une si belle main, qui apprenait à réconforter.

« Mon premier nous empêche d'être ensemble

Mon second fait que nous sommes de nature différente

Nous sommes aveugles à mon troisième

Nous n'avons pas l'espoir d'atteindre mon quatrième

Mon tout se trouve dans nos cœurs »

(Tite Kubo, volume 27)

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