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Epouse-moi

Darkangel Guard

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Niveau : [13+] Résumé : Haruhika Omoikiri est une messagère méconnue de la 4e Division jusqu'au jour où son secret est découvert par Byakuya Kuchiki,dont elle est amoureuse.Pour la sauver,une seule solution:devenir puissante et la marier à un noble haut-placé...Lui. Bya+Autre personnage

Disclaimer : L'univers et ses personnages appartiennent au fantastique Tite Kubo. Seule Haruhika et les autres personnages ou idées inventées par moi m'appartiennent.


Chapitres : 5 . 6 . 9 . 7 . 8 . 1 . 2 . 3 . 4 . 10 . 11 . 12 .
Chapitre 8 :: Rentre-dedans

† Chapitre Précédent †

-Au fait, vu que j’ai gagné mon premier combat…est-ce que j’aurai droit à une petite récompense ?
Cette fois, il leva les yeux au ciel mais se résolut fermement à ne pas répondre à cette question.
-Juste…je sais pas moi. Un petit bisou ?
Le Capitaine faillit trébucher, s’étouffer avec sa propre salive et s’étrangler face à cette proposition, tout à la fois. En apparence, il resta complètement de marbre et continua sa marche sans se révéler perturbé plus avant.
-Allez quoi ! lança-t-elle d’un ton excité. Juste un ! Même sur la joue !
Un coude s’enfonça soudainement dans ses côtés et lui coupa la respiration. Elle fut stoppée dans sa marche. Il poursuivit en direction de son manoir sans l’attendre, pressé d’annoncer la bonne nouvelle.
-C’était…pas la peine…de réagir aussi violemment ! lança-t-elle dans son dos, grimaçante, les bras ceignant ses côtes douloureuses.
Elle ne vit pas le sourire presque inexistant qui étira les lèvres du noble un court instant.

† Présent †

† Un mois d’entraînement †

Haruhika avait désormais prit les bonnes habitudes : le matin était toujours le même rituel, avec les soins et les bons moments passés en compagnie d’Isane. Le midi, elle déjeunait toujours avec son amie.
L’après-midi, elle arrivait quelques minutes en avance sur son terrain d’entraînement pour faire ses échauffements et enrouler des bandages aux endroits encore fragiles ou qu’elle souhaitait protéger, comme ses mains et ses doigts.
Peu après, le Capitaine de la 6e division arrivait, toujours stoïque, exigeant, sévère et égal à lui-même. L’entraînement devenait de plus en plus une routine : premier jour le combat, le second combat de kido, le troisième shunpo, le quatrième hakuda, le cinquième les techniques, etc…
Haruhika était sans cesse fracassée, ou parcourue de douleur ça et là, de courbatures et autres tendinites, mais elle les ignorait, car elle voyait sa progression. Pas seulement au combat, mais aussi au niveau de sa personne, de son courage, de sa force, de sa détermination, de ses relations avec le Lieutenant et le Capitaine de la 4e Division, ou du Lieutenant de la 6e…et de son Capitaine tout particulièrement.

À force de la voir tous les jours, celui-ci avait fini par s’accoutumer à sa présence et sa personnalité. Il faisait des progrès étonnant dans la maîtrise de ses pensées et le moyen de se protéger d’elle. Au plus grand regret de la jeune shinigami.
Ses relations avec ceux de son clan, tendues après avoir sauvé la jeune shinigami s’étaient également améliorées. Ils étaient satisfaits des progrès, et le pari autrefois impossible paraissait prendre forme dans leur esprit. Elle réussirait peut-être et sauverait sa vie, puis serait en mesure de se marier avec l’héritier de la famille Kuchiki.
Il faut dire que depuis qu’ils avaient commencé l’entraînement, elle avait maintenant gagné quatre combats. Bon, d’accord, les shinigamis de la 4e Division n’étaient pas ce qu’on pourrait appeler « formés au combat », mais le principal était qu’elle monte de grade, non ? Officiellement, elle devrait normalement avoir le poste du 16e officier de la 4e Division à présent.

Au bout d’un mois, quelques rumeurs avaient commencé à circuler à son sujet. Qui était-elle ? Pourquoi battait-elle les uns à la suite des autres les officiers de sa division ? Pourquoi le Capitaine Kuchiki lui faisait l’honneur de l’entraîner ? Etait-elle d’une famille noble mais cachée depuis sa naissance ? Quelle était sa relation avec le noble Byakuya Kuchiki ?
Les deux fiancés s’y étaient tous les deux préparés depuis le début et savaient à quoi s’attendre. Ils ignorèrent le dernier potin soufflant sur le Seireitei en un rien de temps et malgré les occasionnels visiteurs venant les observer au terrain d’entraînement de la 4e division, ils soutenaient les regards.

Aujourd’hui, Haruhika rentrait de son combat avec le 15e officier, lessivée mais le sourire aux lèvres, fière d’elle. Comme toujours, depuis un mois, elle était contente de la nouvelle vie qui s’était offerte à elle et irradiait la joie par tous les pores de la peau. Son entraîneur n’avait pas pu assister au combat, pour la première fois, mais Isane avait été là pour la soutenir, c’est pourquoi elle ne s’est pas laissée déconcentrer et avait gagné haut la main.

-Abarai, excuse-moi, est-ce que tu sais pourquoi le Capitaine Kuchiki n’est pas venu aujourd’hui ? Demanda-t-elle en arrivant au bureau de son Lieutenant.
-Euuuuuh, lança-t-il de sa voix forte, l’air de réfléchir. Je crois qu’il a été retenu par une réunion entre capitaines.

Cela expliquait donc également pourquoi le Capitaine Unohana avait été absente. C’est Isane qui a dû faire le juge, néanmoins, personne ne contesterait son jugement au sujet du fait qu’une des combattantes soit son amie. Plusieurs témoins, assez curieux, attesteraient cet état de fait. La victoire allait de façon évidente à Omoikiri.

-Il ne devrait plus tarder maintenant. Alors, et ton combat ?
-Elle m’a traînée un peu partout d’un bout à l’autre du terrain, au sol en plus, mais grâce à ma dernière technique, j’ai encore pu me débrouiller sans même avoir à m’approcher d’elle. J’ai gagné plutôt facilement malgré les dommages reçus.
-Oui, ton uniforme a l’air dans un sale état, constata-t-il en voyant le tissu abîmé et froissé, les quelques déchirures, la poussière et la boue le maculant de part en part.
-Je pense en demander un nouveau bientôt. J’attends que celui-ci se déchire jusqu’à ce qu’il révèle trop de peau.
-Huh ! Lança le Lieutenant, estomaqué par sa remarque, jusqu’à ce qu’il voit son capitaine entrer dans la pièce, l’air fatigué.
-Jusqu’à ce que quoi, Omoikiri ? Demanda-t-il d’une voix d’outre-tombe.

Renji vit son sourire amusé et sourit à son tour. C’était comme si elle avait su qu’il arrivait. Et il devait avouer qu’elle n’avait pas froid aux yeux.
Elle n’avait jamais fini de le taquiner et passait désormais son temps libre à le piquer. Ils se chamaillaient souvent, en joutes verbales, mais Byakuya était toujours celui qui avait le dernier mot, car le premier à s’énerver. Abarai avait encore du mal à le voir ainsi.
Il remarquait également qu’Haruhika arrivait souvent à le piquer juste là où il fallait, comme si elle pouvait lire dans ses pensées. Elle savait également où s’arrêter. C’était comme si en un mois, elle l’avait appris par cœur. C’était…étrange.

-Rien ! Répondit-elle en se retournant, sourire innocent aux lèvres.
Un « Tu ne devrais pas sourire ainsi avec ce visage maculé de boue, il se confond avec tes dents » fusa rapidement –oh, il semblait enclin à la dispute aujourd’hui.
-Au moins, moi, mes dents ne se mettent pas en travers de mon chemin lorsque je parle et me font mâchouiller mes mots, Capitaine !
-Huh ! Ne put s’empêcher de s’exclamer le lieutenant devant son audace.
-Dans mon bureau, maintenant, tonna-t-il, l’air d’avoir une aura enflammée de colère.
-Ooooh, quel empressement ! Si j’avais su que vous m’auriez à ce point désirée à la sortie de la réunion…C’est l’effet boue qui est si excitant ? Lança-t-elle légèrement en se dirigeant vers la sortie.
-Dehors ! L’interrompit-il en lui donnant un coup de coude dans les côtes lorsqu’elle arriva à sa hauteur, geste devenu habituel, voire systématique.

Renji rigola jusqu’à ce que soudainement le Capitaine lui envoie un regard frigorifiant. Son rire s’étrangla et le noble quitta la pièce. Le lieutenant entendit encore des bribes de conversation jusqu’à ce qu’ils entrent dans le bureau de son capitaine, juste à côté.

-Au fait, j’ai encore gagné mon combat, quand est-ce que j’aurai ma récompense ? Aïe ! Allez, depuis le temps, je devrais même obtenir une nuit des plus torrides en votre compagnie ! Aïe aïe aïe ! Vous avez raison, plusieurs même ! Ouch !
-Tais-toi et entre ! Répliqua-t-il, intransigeant.
-Vous pourriez au moins attendre qu’on soit sur votre bureau pour montrer votre côté sadique et me frapper ! Aaaouch ! Vous préférez le fauteuil ?

Renji l’entendit soupirer, avant le claquement des portes en shoji.

Le capitaine se dirigea aussitôt derrière son bureau et pris place sur son siège de tous les jours. Elle se rapprocha du seul meuble de la pièce avec un sourire radieux pendu aux lèvres.

-À en juger par ta bonne humeur insolente, je dirais que ce combat a été un succès ? Lança-t-il ironiquement, la voix atone.
-Et comment ! Répliqua-t-elle en plaquant ses mains sur le meuble et en se penchant. Si vous m’aviez vue ! Elle m’avait franchement énervée ! Son zanpakutto n’arrêtait pas de me balancer au sol ! Je n’avais pas rencontré un officier sachant se battre depuis mon premier combat ! Elle a ruiné mon uniforme ! Regardez !

Elle s’assit sur le bord du bureau et montra l’énorme déchirure dévoilant sa hanche et le haut de sa cuisse avec un air furibond. Il se contenta de jeter un bref coup d’œil et de rester stoïque tandis qu’il préparait les papiers à remplir pour l’après-midi.
Il avait peine à y croire, pensait-elle vraiment que ce genre de drague allait marcher avec lui ? Parce que oui, il avait remarqué qu’elle le draguait à cœur joie…depuis sa première victoire. Le pire, c’est qu’il ne savait pas comment l’en empêcher. Ça l’amusait en réalité…Etait-il devenu à ce point pitoyable ?

-Vous recommencez ! Fit-elle remarquer. En quoi rire et s’amuser est pitoyable !
-Ôte-toi de mon bureau, Omoikiri, répondit-il simplement, évitant son regard. Et cesse de lire mes pensées.
-Je ne le fais pas exprès, dit-elle se remettant debout et en se penchant sur les papiers sur lesquels il s’affairait avec le peu de concentration dont il disposait. Besoin d’aide ?

Il releva les yeux et avec le dos de sa main, recouverte par sa mantille assortie à son écharpe, essuya sa joue maculée de boue avec empressement. Il pensait avoir vu une coupure. Au moins elle n’avait rien au visage. Pour une femme noble, ça aurait été inconvenant d’avoir une cicatrice…
Il se demanda en jetant un bref coup d’œil à son anatomie si elle était blessée ailleurs. « Non, je vais bien. » Elle le remercia d’un sourire radieux et…amoureux. Il retira vivement sa main pour s’emparer de son pinceau.

-Non, affirma-t-il. À ta place, je prendrai une douche des plus salvatrices. Tu empestes la terre. Et pour la dernière fois, cesse immédiatement de me rappeler que tu pénètres intempestivement mon esprit sans mon consentement.
-Bon, d’accord, d’accord, soupira-t-elle gaiement en se relevant. À demain, dans ce cas. Et encore merci pour tout. Vous êtes vraiment très attentionné au fond !

Il ne répondit pas et se força à reprendre sa concentration sur les dossiers. Elle s’en alla, le cœur léger. Le cœur heureux. Le sourire aux lèvres.
Voilà pourquoi il ne l’arrêtait pas. Elle était heureuse. Il la rendait heureuse.

† Un mois et une semaine d’entraînement †

-Dispersion des os de la bête !

Haruhika repoussa deux attaques au sabre et en esquiva une dernière en sautant en arrière.

-S’ils bougent, c’est le vent ! S’ils s’arrêtent…
-Trop lent.

Elle fut interrompue par une attaque frontale. L’épée de son entraîneur s’abattit sur elle avec une force inouïe. Elle se défendit en positionnant son katana perpendiculairement. Un épais nuage de la poussière s’éleva. Son corps roula sur le sol plusieurs secondes avant qu’elle ne se remette en position assise. Elle lui jeta un regard furibond et déterminé.

-Grrr ! Lança-t-elle, énervée. C’EST LE CIEL !

Il apparut derrière elle grâce à un shunpo. Il adorait faire ça. Elle évita à nouveau son sabre en roulant sur le côté. Doigts crispés, main gauche parcourue d’éclairs jaunes tendue vers lui, elle se releva et laissa son sabre en position de garde.

-Mais bon sang, laissez-moi finir !
-C’est toi qui mets trop de temps, répliqua-t-il, sabre brandi devant lui avec indifférence.
-Le son d’une lance traversant une étendue déserte ! HADO NO ROKU JU SAN (63e technique de destruction), RAIKOHO (Grondement du canon de tonnerre) !

Une immense explosion causée par un éclair d’un jaune éclatant s’abattit sur la silhouette du Capitaine de la 6e Division. Cependant, l’éclair dut frapper le vide, car il se retrouva rapidement derrière elle, dans un nuage de poussière mais tout à fait indemne.

-Tu serais déjà morte une quinzaine de fois à l’heure qu’il est, lança-t-il en abattant le manche de son sabre dans le creux son dos.
-Argh !
-Espères-tu de la clémence de la part de tes ennemis ?

Elle se retourna, furieuse et reprit le manche de son sabre à deux mains, prête à foncer sur lui. Soudain, elle entendit une mélodie et s’arrêta à quelques centimètres de lui. Il s’arrêta également, surpris par son comportement. Voyant qu’elle abaissait son sabre, le laissant pendre au bout de sa main, il abaissa le sien également. Elle avait le regard ébahi, perdu dans le vide, mais surtout, fixé sur lui. Son esprit semblait être occupé à une tout autre chose que son entraînement.

-Que se passe-t-il ?
-Comment ça, ce qu’il se passe ? Demanda-t-elle à son tour. Vous…ce n’est pas vous qui… ?

Elle fronça les sourcils de façon interrogative, les lèvres entrouvertes, les yeux bleus toujours grand ouverts. Elle avait l’impression de perdre pied.

(Pray that you always understand me de Bleach Fade to Black)

-Cette chanson, elle ne vient pas de vous ?
-Quelle chanson ? Questionna-t-il, alerté cette fois.
-Vous…n’entendez pas ? S’enquit-elle, l’air vulnérable et interloquée.

Brusquement, un désagréable bruit de déchirement les interrompit. Ils levèrent aussitôt les yeux vers le ciel, étonnés et alertés par l’immense Garganta, la porte transdimensionelle des Hollows, s’ouvrant au-dessus de leurs têtes. Le bruit fut rapidement suivi du hurlement d’un Menos Grande passant déjà son pied par le passage, prêt à atterrir en plein milieu de la 5e Division.

Haruhika sentit une peur indicible monter en elle. Le bras qui tenait son sabre se mit soudainement à trembler violemment. La pression spirituelle du Hollow géant l’écrasait complètement, nouant son ventre, hachant sa respiration, serrant sa trachée. Respirer devint soudain très difficile.
Elle se sentit désemparée, incapable de bouger et de faire autre chose que de regarder le Menos Grande franchir le passage. Lorsque le Capitaine de la 6e division l’entendit hoqueter dans son dos, il se retourna pour la trouver stupéfiée, son visage statufié en une expression de pure panique, mélangé à de l’horreur et de la peur.

Il reporta son attention sur le Menos Grande se redressant, monstre géant au milieu des bâtiments modestes de la 5e Division, perçant leurs tympans de son cri agonisant.

-Reste en arrière ! Ordonna-t-il en brandissant son bras gauche devant elle.

Des shinigamis tout rang confondu se précipitaient déjà pour s’organiser et lancer une offensive collective dans l’urgence. Cependant, le Menos Grande ne perdait pas de temps. Il s’affairait déjà à rassembler son énergie pour produire un Cero écarlate, capable de raser la division toute entière.
Voyant qu’aucun capitaine dans les parages ne se montrait ou semblait prêt à contrer l’attaque, Byakuya Kuchiki prit rapidement les choses en main. Il brandit son sabre à la verticale, de sorte à ce que son katana coupe l’image de son visage en son milieu, avant d’invoquer son Shikai.

-Disperse-toi, Senbonzakura.

Le métal fit place à des fleurs de cerisiers fluorescentes et se laissant porter par le vent. Seulement, et rapidement, elles répondirent à la volonté de leur possesseur et se positionnèrent devant le Menos Grande en forme d’écran allongé, censé former une protection. Le violent Cero s’abattit avec force sur la barrière de fleurs improvisée, mais aucune victime n’était à déplorer.
La seconde d’après, les pétales formaient déjà une lame géante en croissant de lune allant faucher le Hollow, séparant sa tête de son corps de géant drapé de noir. Le corps disparut en fines particules avant même d’atterrir, épargnant ainsi des dégâts supplémentaires au Seireitei.
C’était déjà fini et le Garganta s’était déjà refermé derrière le Menos Grande dès son passage.

Aussitôt le monstre détruit, Haruhika se laissa tomber à genoux, puis s’asseoir sur ses talons. Sa tête bascula mollement en arrière, les yeux fermés. Le ciel s’était couvert d’une épaisse couche de nuages noirs. Elle était exténuée et elle transpirait par tous les pores. Son affolant rythme cardiaque ralentissait enfin. Elle eut l’impression de reprendre une bouffée d’oxygène salvatrice. Ses poumons se remplirent, mais douloureusement, comme brûlés par l’énergie spirituelle environnante. Et son corps était courbaturé de tous parts, aucun angle mort. Son corps entier semblait avoir été écrasé de toutes les directions par une masse incommensurable.

Le Capitaine, ayant rempli son devoir de protecteur de la Soul Society rangea son sabre dans son fourreau et reporta son attention sur son apprentie. « Omoikiri. » Appela-t-il. Il s’accroupit à ses côtés à l’aide d’un shunpo et lui tint une épaule.

-Comment te sens-tu ?
-Je…je vais bien, répondit-elle d’une voix éraillée en basculant sa tête en avant.

Ses yeux étaient toujours exorbités par l’horreur qu’elle venait de vivre. Elle avait à peine été capable de cligner des yeux sous l’influence du reiastu du Menos Grande. C’était un sacré choc de voir ce monstre débarquer en plein milieu du Seireitei. Sans compter le fait que c’était normalement chose impossible. Et pour quelle raison, surtout ? Un Menos Grande suicidaire ?

-Comment…est-ce arrivé ? Demanda-t-elle d’une voix tremblante en posant ses grands yeux bleus inquiets sur lui.
-Je pensais obtenir une réponse auprès de toi. Tu disais avoir entendu une chanson quelques instants auparavant, remarqua-t-il en sentant qu’elle tremblait de la tête aux pieds.
-C’est absurde. J’entends une chanson que je suis la seule à entendre puis un Menos Grande apparaît de nulle part et nous attaque ? N’importe quoi, répliqua-t-elle faiblement, peu convaincue.
-Haruhika ! S’exclama le Lieutenant de la 4e division.

Le Capitaine se releva, regardant avec attention son amie accourir auprès d’eux.
-Haruhika ! Appela Isane en l’aidant à se relever, l’air inquiète.
-Je vais bien, répondit-elle avant qu’elle ne pose la question. Juste un peu chamboulée.
-Capitaine Kuchiki, lança Kotetsu en le regardant droit dans les yeux, merci infiniment de vous être occupé du Menos. Personne ne savait quoi faire. C’était une panique totale ! Qui aurait pu imaginer qu’une telle chose aurait pu arriver ?

Elle finit sa phrase par un sourire aimable avant de s’incliner respectueusement et de se tourner à nouveau vers sa meilleure amie avec une certaine urgence dans le regard.

-Haruhika, on a besoin des pouvoirs de ton Zanpakutto ! Beaucoup ont été écrasé pendant l’incident, par le Menos ou les bâtiments. Nous pouvons à peine déplacer certains. Seul toi peut les soigner sur place ou les tirer des décombres !
-Allons-y ! Répliqua cette dernière en retrouvant une certaine détermination.

Elle jeta un dernier regard en arrière vers l’élu de son cœur, qui la regardait partir avec beaucoup d’attention et de suspicion. Déjà, un papillon de l’Enfer voletait au-dessus de son épaule tendue, pressé de délivrer son message.

† Dans la soirée †

Après une réunion entre hauts-gradés shinigamis dans la 1ère division, le Capitaine de la 6e division avait le cerveau plus qu’en charpie. Des mesures et des procédures en cas de nouvel incident de cette envergure avaient été prises, les blessés et même les morts pris en charge.

Lorsque, par curiosité, il retourna à la 4e division, il suivit le reiatsu de sa fiancée et la trouva au milieu des quartiers des soins intensifs, qui s’étaient transformés en véritable organisation à l’apparence bordélique et paniquée.
Les brancards s’alignaient les uns derrière les autres. Les blessés hurlaient et criaient en chœur par dizaines. Ils affluaient en grand nombre. Les guérisseurs allaient et venaient dans toutes les directions, criant des instructions à tout-va. La voix portant le plus était celle du Lieutenant de la 4e division, surbookée et débordée, tout comme sa division toute entière, par les évènements. C’était comme si la 5e division elle-même avait été écrasée par une enclume géante, fauchant tous ceux s’y trouvant en dessous au passage.
Sortant de la chambre, un accidenté recouvert de bandages pratiquement des pieds à la tête. Byakuya en fut estomaqué, mais que son visage n’en montra rien. Depuis qu’il était entré et avait eu du mal à se frayer un chemin dans la division sans avoir l’impression d’être un caillou sur le chemin, imposant ses pas dans les flaques de sang, toute couleur avait quitté son visage et sa peau déjà si blanche.

-Non, nooooon ! Entendit-il hurler.

Il s’avança aussitôt dans la chambre, contre le mur, de sorte à ne pas gêner le passage.

-C’est fini, il n’y a plus rien à faire, Omokiri, cessez ! S’écria un shinigami guérisseur, l’air excédé. Il y a encore d’autres blessés qui ont besoin de vos services ! Je vous en prie !
-Il n’est pas encore mort ! Poussez-vous ! Hurla-t-elle en retour, l’écartant violemment d’un bras, des traces de larmes ayant lavé son visage du sang, de la poussière et de la transpiration sur ses joies cramoisies par l’effort.

Elle avait brutalement agrippé le manche de son katana des deux mains sur sa hanche gauche. Tout le monde s’écarta, cessant toute activité, l’air très intimidé. Byakuya écarquilla légèrement les yeux à cette vue : il ne l’avait jamais vue ainsi. Il ignorait qu’elle aurait pu avoir un tel effet sur ses paires, elle qui était si douce, gaie, touchante, fragile et féminine.

-Enveloppe, Koutashi Kogane ! S’exclama-t-elle, la voix dure et grave, le regard noir et encore plus déterminé qu’à l’accoutumé.

Le bandage s’enveloppa rapidement sur toute la surface du corps du malade, l’air effectivement déjà mort, ou alors pas loin d’en être en tout cas observa le Capitaine, dont sa présence était totalement ignorée de tous ceux qu’il avait croisé, vu la gravité de la situation.
Le tissu se resserra, tel un étau mortel. Elle plaqua brutalement un pied contre le rebord du brancard et poussa son corps en arrière, de sorte à tirer de toutes ses forces sur le bandage. Son énergie spirituelle s’enflamma activement, éclairant sa silhouette brisée par la fatigue.
« On ne vous a jamais appris à ne jamais abandonner un homme ?! » Sermonna-t-elle placidement.
Tout le monde entendit bien distinctement les os craquer avec force et contrainte et le blessé hurler à la mort. Tous sursautèrent, eux-mêmes torturés par le procédé à l’œuvre devant eux. Par réflexe, ceux qui tenaient le corps du malade lâchèrent leur prise, risquant de le faire tomber du brancard à cause du tiraillement exercée par Haruhika.

-QU’EST-CE QUE VOUS FAÎTES ? Hurla-t-elle de rage. Vous voulez sa mort ou quoi ?! Vous ne voyez pas qu’il souffre ! Je ne dois en aucun cas arrêter la guérison ! Aidez-moi !

La peur au ventre, ils retentirent aussitôt le corps à nouveau, qui se débattait et convulsait dans tous les sens. Cette fois, c’est une facette complètement inconnue jusqu’à ce jour qu’il découvrait chez sa fiancée. Il voyait ses larmes couler, son corps rompu par l’extrême fatigue, tremblant, incapable de donner tout l’effort nécessaire semblait-il. Elle serrait les dents à s’en rompre la mâchoire, fermer les yeux avec force, sa jambe tenant le brancard à distance tremblait violemment. Elle semblait au bord de l’évanouissement.
Comme toujours, le noble Kuchiki prit rapidement une décision et vint se placer derrière elle d’un shunpo habile. Il passa un bras devant elle, sur son ventre et des deux mains, au-dessus de celles de son apprentie sur le manche de son katana vibrant, il l’aida à tirer. Il enflamma son reiatsu avec elle tandis qu’il posait également son pied droit contre le brancard.
Le corps de la jeune shinigami contre lui était brûlant. Elle lui jeta un regard en coin et ils hochèrent la tête ensemble après un instant, l’air d’accord. Ils rassemblèrent leurs forces. Personne ne comprit leur échange et leur étrange complicité.

« La raison pour laquelle l’être humain garde encore espoir est qu’il ne peut point voir la
mort. »
(Bleach, tome 2)

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Encore désolée de ce retard...Je ne vous apprends rien V_V J'ai du mal à gérer ma vie de fanficeuse et d'étudiante mais décidément, je ne peux pas me résoudre à abandonner. Parfois, j'ai des jets d'inspirations, comme ça, et c'est en grande partie grâce à ceux qui ne m'abandonnent pas surtout et qui continuent de m'envoyer des commentaires même des années après.
Merci à tous, donc, de ne pas m'abandonner. Je ne vous abandonne pas, je le jure.

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