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Epouse-moi

Darkangel Guard

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Niveau : [13+] Résumé : Haruhika Omoikiri est une messagère méconnue de la 4e Division jusqu'au jour où son secret est découvert par Byakuya Kuchiki,dont elle est amoureuse.Pour la sauver,une seule solution:devenir puissante et la marier à un noble haut-placé...Lui. Bya+Autre personnage

Disclaimer : L'univers et ses personnages appartiennent au fantastique Tite Kubo. Seule Haruhika et les autres personnages ou idées inventées par moi m'appartiennent.


Chapitres : 5 . 6 . 9 . 7 . 8 . 1 . 2 . 3 . 4 . 10 . 11 . 12 .
Chapitre 11 :: Retour en force

† Chapitre précédent †

C'est quelques minutes après son départ en shunpo, bien après qu'il eut refermé la porte de sa chambre, reposé le chapelet de pierre seki, planté en totale inertie dans le couloir, baignant dans la solitude, qu'il réalisa qu'elles étaient enfin parties.
Qu'elle avait bel et bien disparu.

Elle le rendait faible. Elle le remplissait de sensations déstabilisantes. Ni tout à fait oubliées, ni tout à fait connues. Nouvelles et enterrées. Vivantes et indésirables. Vrillantes et stupéfiantes.
Il fallait qu'il se reprenne. Qu'il existe à nouveau par lui-même.

Et pourtant, son absence se confirmait, d'instants en instants...
Sa main se serra, douloureusement. Son cœur avec, suspendu à un fil. Le fil de l'incertitude, dans le vide de l'attente, l'obscurité de la solitude et le silence du désoeuvré.

† Présent †

Quelques jours plus tard, Byakuya rentra dans une routine qu'il avait maintenue des décennies, mais dont il avait la nette sensation d'avoir tout oublié. Ou du moins, comme si ces quelques semaines avaient réussi à l'en éloigner.
Il s'étonnait d'être aussi morne et amorphe, voire même ennuyé. Il s'attendait encore, tous les midis, à voir débarquer son apprentie. Peut-être même avec un bento. Ce serait agréable. Ils débuteraient leur entraînement, et il admirerait toute l'après-midi le soleil déclinant changer la couleur du ciel, et avec lui, les yeux d'Haruhika peints du même bleu, lui jetant des éclairs de regards déterminés et farouches à chaque coup porté avec ferveur.

† Deux mois d'entraînement †

C'est alors qu'il se rappelait ce regard qu'il entendit un grattement à la porte. Son pinceau se suspendit au-dessus de sa feuille. L'énergie spirituelle présente était faible, mais il parvenait encore à l'identifier.
Avec la droiture et l'élégance que la noblesse avait forgés chez lui toutes ces années, il se déplaça jusqu'à la porte en bois et papier de riz et la laissa glisser sur le côté, dévoilant le chat noir caractérisant l'ancienne princesse des Shihôin. Sans même formuler un mot, cette dernière déposa à ses pieds une lettre et repartit de plus belle de plusieurs bonds agiles et félins.

Intrigué, les sourcils froncés, il ramassa l'enveloppe en silence et en fermant distraitement la porte, l'ouvrit avec une impatience que seuls ses yeux trahissaient.

Mon Capitaine,

C'est avec une joie que je peine à dissimuler que je vous envoie enfin des nouvelles, et ce n'était pas une mince affaire, car Maître Yôruichi a tenu à me faire atteindre plusieurs objectifs avant d'y arriver.
J'ignore d'ailleurs quand j'aurai à nouveau l'occasion de vous faire parvenir une nouvelle lettre.

Maître Yôruichi est à la fois compatissante et sévère avec moi. Elle n'a pas manqué de me faire part de ses interrogations à notre sujet, ses doutes concernant la sincérité de notre relation. Mais je me suis contentée de dire que cette histoire ne concernait que nous, et bien qu'elle ait des doutes, que cela ne changerait rien à ma volonté de mener à bien notre affaire.
Je veux bien sûr dire par là, notre mariage.

Le Capitaine de la 6ème Division ressentit une étrange montée d'adrénaline en lisant cette phrase. Il se dit pourtant qu'il ne devrait pas, puisqu'il ne s'agissait là que de la stricte vérité, qu'ils aient des sentiments ou non.

Ma sensibilité aux pressions spirituelles se stabilise de jour en jour, et j'ai de bonnes raisons de croire qu'il ne s'agissait que d'un contre-coup dû à une utilisation abusive du nouveau pouvoir de mon zanpakuttô. C'est pourquoi je vous donne raison, et avec soulagement. Votre déduction m'a rendu un grand service, et je ne saurai jamais comment vous remercier.

Maître Yôruichi a prévu dans les jours qui suivent de mettre à profit les atouts de mon zanpakuttô, soit dit en passant. Comme vous le disiez vous-même, c'est une enseignante très différente de vous, assez marginale mais sévère et intransigeante. Elle me pousse toujours à aller plus loin, et fait montre d'une grande confiance en mes capacités quand je me démoralise.
Elle est brillante, mais surtout extrêmement douée. J'apprends beaucoup de ses compétences en corps à corps et en vitesse. Je l'admire beaucoup. Encore merci de m'avoir offert ses services si gracieusement. Je ne serai jamais assez reconnaissante du soutien dont vous avez tous les deux fait preuve à mon égard.

Demain, elle tient à me faire rencontrer un nouveau partenaire d'entraînement qui pourrait selon elle me convenir. Je suis angoissée à l'idée de ne pas être à la hauteur le jour de l'annonce des fiançailles venu, mais sachez que je me voue corps et âme à la tâche et que je tenterai au mieux de ne pas vous décevoir à mon retour.
Et, compte tenu de cet entraînement atypique mais pour le moins drastique, j'ai de bonnes raisons de croire que j'ai mes chances.

Chaque jour, à l'entraînement, lorsque je m'échine et m'écrase au sol pour mieux me relever, je sais que c'est pour mieux vous revoir, et celle seule pensée me pousse à tenir bon et me dépasser.
Votre présence me manque, et je compte les jours qui m'ont éloignée de vous, mais aussi ceux qui s'écoulent et me rapprochent de notre rencontre.

Prenez soin de vous, et prenez soin de manger le midi, je vous prie.

Bien à vous,

Omoiriki Haruhika

Byakuya songea un instant qu'il aurait souhaité lui répondre, avant de se rendre compte qu'il n'aurait pas su quoi répondre, encore une fois sans voix devant sa dévotion. Elle était décidément encore plus transparente avec ses sentiments à l'écrit. Alors il plia la lettre et la glissa lentement, pensivement en sécurité dans les pans de son uniforme, contre la chaleur soudainement ravivée de son cœur.

† Deux mois et deux semaines d'entraînement †

Contrairement à la dernière fois, le Capitaine de la 6ème Division découvrit cette fois-ci une nouvelle lettre un matin en arrivant à son bureau. Il s'obligea à s'asseoir et bien s'installer avant d'ouvrir l'enveloppe blanche contenant la lettre écrite avec une écriture qu'il savait forcée à être soignée, transpirant l'effort et l'attention.

Ses yeux améthystes parcoururent la lettre frénétiquement, dévorant chaque mot, sachant qu'ils étaient les seuls qu'elle lui adresserait avant encore plusieurs jours, les seules indications de son avancée, la seule preuve qu'il avait pris la bonne décision des semaines plus tôt, quand déjà son absence s'était faite remarquée.

Cher Capitaine,

C'est avec fierté cette fois, et une confiance retrouvée que je vous écris cette nouvelle lettre.

L'entraînement s'est avéré payant, et même moi, sans aucune arrogance, j'avoue être étonnée et appréciative de mes propres progrès. C'est avec une forte conviction que je pense sincèrement à présent que la 4e Division gagnerait beaucoup à bénéficier d'un tel entraînement.
Les autres divisions partant en mission avec une équipe de soin de la 4ème Division ne pourraient que profiter des résultats dudit entraînement.
Peut-être devrais-je le suggérer à Capitaine Unohana moi-même lors de mon retour ? Ou vous-même, qui sait ?

Mes liens d'amitié se sont renforcés avec Yôruichi, et c'est avec honneur que j'ose maintenant la compter parmi mes rares amis. Elle a foi en mes sentiments, mais continue d'être dubitative de la décision des anciens d'autoriser la formation d'une telle union.
Elle m'a avoué mener des recherches concernant l'histoire de ma famille avec la Soul Society, dont je n'avais pas même idée. Elle dit que vous en avez sûrement mené de votre côté, et que c'est sans surprise que vous n'avez pas dû trouver de résultats très fructueux.

Byakuya ne s'étonna même pas d'apprendre que la déesse du shunpo avait prévu sa réaction. N'importe qui ayant accès aux archives protégées par la famille Kuchiki depuis des générations aurait tenté des recherches après la nouvelle dont elle avait fait part, et tue à peine énoncée.

C'est pourquoi elle ne saurait que trop vous conseiller de continuer à mener votre propre enquête, cette fois concernant les familles nobles de moindre castes ayant gravité autour de la famille Shihôin durant les trois siècles derniers, jusqu'à partir du siècle dernier et quelques.

Ceci mis à part, j'ai été ravie qu'elle me fasse part de quelques détails concernant votre enfance qui ont été -si je suis me permettre - plus que croustillants.

Sa main froissa avec agacement l'un des pans de la feuille, mais il s'exhorta au calme, les lèvres pincées, pour pouvoir lire la suite.

C'est ainsi que je découvris au travers d'images et histoires colorées qu'il fut une époque pas si éloignée que ça, vous aviez un tempérament beaucoup plus vif et explosif. Elle m'a même complimenté en disant que ma détermination à réussir était comparable à la vôtre, lorsque vous vous entrainiez vous-même à devenir un shinigami digne de votre rang et de votre réputation.
Comme j'aurai aimé vous connaître à cette époque. Je ne peux m'empêcher de me demander si les choses auraient alors été différentes...entre nous.

Même si je suis à même de lire vos émotions, il m'aurait été précieux de les voir transparaître sur votre visage, et dans votre langage corporel. Enfin...nous courrons toujours après ce que nous manquons, j'imagine, ce qui donne un sens à notre vie.

Et vous, après quoi courrez-vous ? Je ne cesse de me le demander depuis que j'ai découvert cette facette de votre passé, dont je n'avais même pas idée.

Cette partie de la lettre souleva elle-même des questions dans son esprit. Depuis quand Omoiriki le connaissait-elle ? Quand l'avait-elle vu la première fois ? Quand et comment ses sentiments s'étaient-ils développés ? Se pourrait-il qu'elle ait évolué toutes ces années durant, probablement des décennies, sans qu'il ne se doute jamais de quoi que ce soit ? Sans même avoir eu idée de son existence ?

Il ne se souvient avoir vu son visage pour la première fois que lorsque sa colère et son pouvoir avait éclaté à sa barbe. Quand il se rendit compte qu'elle avait lu dans ses pensées. Il se souvient nettement avoir alors regardé fixement avec horreur et stupéfaction le visage de celle contre qui toutes ses barrières mentales et masques de comédie ne servaient à rien. Depuis toujours.

Étrangement, il s'en sentait coupable. Peut-être avait-elle raison. Peut-être avait-il cette part hautaine de lui-même qui, au fil des ans, à force de rentrer dans ce rôle de noble et capitaine shinigami irréprochable, l'avait honteusement rendu incapable de reconnaître les visages de ceux qui lui permettaient ce rôle.
Quand on est chef de la montagne où il n'y a rien ni personne à gouverner, peut-on encore se considérer roi ?

S'il l'avait remarqué plus tôt, si cette part de lui avait été différente, aurait-elle retenu son attention ? Aurait-elle accroché son regard, avec ses grand yeux bleus et ses vagues de cheveux sombres et ondulés ? Aurait-il... ? Non, il ne voulait pas y penser.
C'était du passé. Hypothétique, même.

C'est ici que j'outrepasse mes limites, je pense. Je m'arrêterai là concernant ce sujet, en espérant qu'un jour vous m'en ferez part vous-même, si jamais vous avez autant d'estime pour ma personne.

La personne que tenait à me faire rencontrer Yôruichi s'appelle Kurosaki Ichigo, qui, comme nous le savons tous, ne vous est absolument pas inconnu. N'ayant jamais fait sa rencontre personnellement, jusqu'à ce jour, j'ai été surprise de découvrir un adolescent chaleureux, au grand cœur, avec une âme débordante de générosité et de bonté, et un esprit incroyablement pur malgré une facette chahuteuse, rustre, naïve et bruyante. Rare sont les fois où il m'a été donné de croiser ce genre d'état d'esprit, et sa détermination brûlante n'a su que me redonner courage grâce à sa sincérité et son amitié.

Il est inutile de m'expliquer à présent pourquoi une telle personne est allée si loin pour sauver votre sœur, et comment il a su gagner le respect de tant de personnes.
Je sais que vos sentiments à son égard sont mitigés, mais je sais aussi que vous lui portez un respect et une estime non-négligeables, et je vous rassure sur le fait que cela est totalement compréhensible, et réciproque.

Dans quelques jours aura lieu mon retour.
Je suis nerveuse et appréhensive. Yôruichi a confiance en moi, mais j'ai peur d'échouer si près du but. J'ai tant travaillé pour parvenir à mes fins. Si j'échouais prochainement, quelle option me resterait-il ?
Je n'ose y penser.

Comme toujours, je me bats dans l'espoir de vous faire honneur. Faire honneur à la chance que vous m'avez donnée, encore et encore, et ne pas vous décevoir.

Votre présence me manque atrocement. Votre aura forte, solitaire, triste mais sécuritaire et réconfortante me manque. Vos yeux et votre visage me manquent. Votre regard doux et conciliant me manque. Votre voix profonde. Votre odeur de cerisier musquée.
Il me tarde de vous montrer mes progrès, et donner raison à votre compassion, lorsque vous avez décidé de vous sacrifier pour me sauver.

Prenez soin de vous.

Je vous aime.

Bien à vous,

Omoiriki Haruhika.

P-S : J'espère que les recherches ne cachent rien de glauque.

Il cligna des yeux. Relisant encore et encore la lettre. Ses sourcils froncés, les yeux concentrés. S'arrêtant avec plus d'attention sur les derniers paragraphes, et cette phrase...Cette déclaration qui résonnait encore et encore dans son esprit. Comme un baiser sur son âme confuse. Il posa brusquement la lettre sur le bureau, portant l'autre main à son front, expirant fébrilement. Un étranger aurait pu croire qu'une soudaine migraine l'avait pris.
Il ne voulait pas y penser. Il ne fallait pas.

† Deux mois et trois semaines d'entraînement †

Dire que Byakuya ne commençait pas à ressentir les trépidations d'angoisse dont son apprentie avait elle-même fait part dans sa lettre serait un mensonge.
L'échéance pour l'annonce des fiançailles arrivait presque à terme et elle n'arrivait toujours pas. Cette Shihôin Yôruichi se rappelait de la date, tout de même ?! Non, même si elle avait oublié, jamais Haruhika n'aurait manqué la date....

Les anciens s'agitaient, se demandant où en étaient ses progrès, pourquoi aucun nouveau combat n'avait eu lieu, pourquoi on ne les voyait plus s'entrainer. Sans oublier qu'aux dernières nouvelles, Haruhika n'avait avancé jusqu'à présent que du 20ème au 15ème officier. Ce qui signifiait qu'il lui faudrait battre environ dix officiers avant...et bien avant une semaine, si elle se décidait bien sûr à arriver !

C'était pas gagné.

Il faudrait-

...Qu'est-ce que... ?
Il leva derechef les yeux de ses papiers, la main tenant son pinceau stupéfiée. Une énergie spirituelle à la fois familière et différente alarma son radar. Il se leva prestement de son bureau pour ouvrir avec empressement la porte en shoji et se lança dans le couloir donnant sur le jardin de la 6ème Division avec empressement.

C'est alors qu'il l'aperçut en visuel. Ses pas empressés ralentirent sur le parquet lustré et brillant...jusqu'à totalement s'arrêter lorsqu'il fut sûr de la reconnaître.
Elle s'avançait depuis l'autre côté du couloir, avec le chat marchant candidement à son côté, et on aurait dit qu'elle était auréolée d'une énergie toute nouvelle. Elle avait modifié son uniforme, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il donnait l'impression qu'elle dégageait une bonne maîtrise du combat : ses mollets et ses bras étaient entourés de bandages ressemblant à celui de son zanpakuttô jusqu'aux genoux et coudes, emprisonnant les bouts de son uniforme et donnant un effet légèrement bouffant mais élégant et exotique à son hakama au niveau de ses membres. Les bandages semblaient serrés, et moulaient ses membres d'une façon à la fois féminine et impressionnante.
Mais ça, c'était sans compter le obi avec le nœud de papillon traditionnel, la ceinture normalement réservée aux kimono, qui lui ceignait les hanches jusqu'à la poitrine et affinait sa taille de façon tout à fait charmante, avec sa couleur fleur de cerisier douce contrastant délicieusement avec le saphir clair de ses yeux brillants.
Elle portait toujours ses mitaines et son pic à tête de fleurs de cerisier, mais son chignon était placé plus haut sur sa tête et le bout de ses cheveux retombaient intentionnellement jusque le milieu de son dos, ce qui lui donnait un air à la fois strict, combattif et enjôleur.
Son visage était radieux, arborant une certaine fatigue mais un sourire rayonnant et communicatif lui donnait un air angélique avec ses yeux célestes.

Elle n'essayait même pas de contenir son énergie. Comme avant. Comme si elle n'avait pas perçu le changement drastique. Comme si elle était sans conséquence. Sa puissance roulait sous sa peau et son énergie s'en échappait avec force par tous les pores autour d'elle, couvrant toute la zone, confrontant et heurtant la sienne, la jaugeant à tâtons, comme on tambourinerait de façon rustre et bruyante à la porte.
Elle n'avait certainement pas le niveau d'un lieutenant, mais une chose était sûre, Yôruichi et ses méthodes l'avaient tirée à un tout autre niveau, d'un changement intuitif et brutal. Le noble Kuchiki reconnaissait bien là celle qui avait fait passer Urahara Kisuke capitaine et offert le Bankai au Ryoka Ichigo Kurosaki.

Lorsqu'il ne resta que quelques mètres entre eux, elle n'y tint plus et raccourcit la distance entre eux à une vitesse qui le surprit tant il ne s'attendait pas à tant de progrès de ce côté-là. Une moins d'une seconde, elle avait pendu à son cou, riant avec soulagement, ceignant ses épaules avec une force surprenante et incontrôlée.
Confus, il lui laissa quelques secondes plonger son visage dans ses cheveux, avant de prendre ses épaules avec précaution pour la faire descendre. Il l'observa encore, ayant peine à croire que la personne qu'il avait vue dans un lit d'hôpital avant de partir et celle qui revenait à l'instant pour se jeter contre lui l'étouffer était la même.

-Désolée ! S'empressa-t-elle de lancer. C'est que...J'étais tellement contente de vous revoir !
Elle en avait les larmes aux yeux. Et il restait sans voix. Tandis qu'il la toisait encore, elle lança une œillade inquisitrice sur sa silhouette, comme pour s'en remémorer chaque détail, avant de s'arrêter à nouveau sur ses yeux, et de lui sourire.
Ses lèvres faillirent y répondre lorsqu'heureusement, la voix de la noble exilée se fit entendre :
-Est-elle à ton goût ?
La question elle-même voilait à peine son amusement. Il secoua la tête mentalement pour se reprendre comme il se doit.

Il se concentra et laissa un peu de sa pression spirituelle se répandre. Elle ne cilla même pas, et se contenta de rougir en lançant un regard réprobateur au chat. Il fronça un sourcil et monta encore d'un cran. Cette fois, il obtint pleinement son attention, mais elle ne fit que l'observer avec de grands yeux étonnés mais défiants.
Distraitement, il entendit la porte de son Lieutenant glisser dans son dos et ils entrèrent alors dans des salutations amicales et chaleureuses, bien qu'Haruhika gardait sur lui un œil alerte alors qu'il ignorait complètement son subalterne.
Fronçant le deuxième sourcil, il libéra pleinement sa puissance, telle quelle, comme s'il n'était pas obligé de la compresser pour l’accommodation de tout un chacun, et elle sourit à nouveau même si sa respiration était plus laborieuse et qu'une déglutition bruyante s'était faite entendre.

-Ce niveau de puissance est encore un peu difficile pour moi, mais je suis contente de voir que je peux la supporter sans grand problème, lança-t-elle avec un sourire fier.
Elle eut un léger hoquet, et elle s'avachit légèrement à peine une seconde après. Byakuya fut tenté de compresser son reiatsu, lorsqu'elle releva vers lui ces yeux qui l'avaient hanté depuis qu'il les avait croisés...ce regard enflammé qu'elle ne réservait qu'à lui, lorsqu'elle étalait sa détermination au grand jour.
Finalement, centimètres par centimètres, le corps tremblant, elle se releva à nouveau, droite comme une tourelle gardienne, les sourcils froncés, la gorge serrée, les lèvres pincées. Mais surtout victorieuse.

Instant après instant, le Capitaine rabaissa son reiatsu à un niveau normal avant d'alerter plus avant le Seireitei entier. Elle finit par reprendre une respiration normale, sous le regard scrutateur de son premier entraîneur, et celui extrêmement accompli de la deuxième.
-Oh~ ? Capitaine ? Qu'est-ce qui vous arrive ? Questionna son Lieutenant, toujours aussi peu loquace.
Les yeux d'Haruhika s'illuminèrent tout à coup, comme si une révélation se rappelait à elle : « Ah, au fait, Ichigo m'a demandé de te dire... ». Et elle posa sur Abarai Renji de grands yeux enjoués, totalement différents de ceux qu'elle lui réservait, avant de rire avec lui et la déesse du Shunpo à une quelconque situation risible qui ne l'intéressait absolument pas.
Non...redécouvrir comment la fille qu'il avait enfermée dans un cachot sombrant dans la folie du désespoir sarcastique, puis celle affaiblie par sa volonté de fer et terrassée par ses principes, avant de revenir après des semaines d'entrainement intensif entre les mains de la Shihôin pour devenir cette femme confiante et... oserait-il le dire ? Fascinante, était bien plus intéressant.
La différence était drastique. Et pourtant c'est comme si elle n'avait pas changé, bien que ce soit le cas. Il comprenait qu'il s'agissait bien de Haruhika Omoiriki, celle à partir de qui tout a commencé. Mais aussi une nouvelle Haruhika Omoiriki, avec qui tout semblait possible...

-Dans mon bureau, déclara le Capitaine de la 6ème division, interrompant la conversation animée qui avait pris place quelle que soit son importance.
Avec un nouveau rire nostalgique et des salutations au Lieutenant, les deux femmes finirent enfin par s'installer quelques secondes sur les chaises disposées devant son bureau, auquel il siégea en face d'elles.
-Alors, Byakuya-bô ? Charia l'ancienne noble. Surpris du résultat ?
-Disons plutôt qu'au contraire, l'inverse m'aurait étonné, lança ce dernier, clairement irrité par le surnom.
Ce n'est pas demain la veille que la déesse du Shunpo lui arrachera une apologie sur ses indéniables compétences, même si, du coin de l'œil, il voyait d'après le sourire malicieux de son apprentie qu'il ne la dupait pas.
-Oh, je vois... Lança la combattante hors-pair d'une voix légère en haussant les épaules avec défiance, les yeux fermés. Peut-être qu'une démonstration achèvera de te convaincre, si les apparences ne te suffisent pas.
-Et depuis quand les apparences se suffisent à elles-mêmes ?
-C'est normal, défendit l'apprentie en regardant fixement l'ex-shinigami. Il m'a vue partir à quatre pattes et il me voit revenir presque flottant sur mes deux jambes... Il y a matière à s'interroger.
-Tu-tu-tu ! S'exclama cette dernière avec l'air de celle à qui on apprenait plus les grimaces, les bras croisés. J'ai vu comment tu la dévorais des yeux tout à l'heure, ne me mens pas, Bya-bô. Elle te plait comme ça, ne ?

Byakuya eut l'air ostensiblement offensé, les yeux mauves écarquillés, ce qui acheva de surprendre Haruhika. Jamais elle ne l'avait vu perdre patience aussi vite de façon aussi visible. Du moins pas en sa présence. Yôruichi semblait avoir accès à une part de lui sur laquelle elle avait une emprise assez cocasse. Haruhika envia la femme l'espace d'un instant.
-Laisse-moi deviner. C'est l'effet nœud de papillon, pas vrai ? Renchérit-elle avec un grand sourire sardonique. Tu vois, je t'avais dit que l'accessoire “kimono” le terrasserait sur place, Haru ! La couleur n'a dû qu'ajouter à l'effet de surprise !
Byakuya lui renvoya pour toute réponse un regard blasé, mais tout le monde sentait la colère bouillir sous la surface, prête à exploser.
-Maître Yôruichi, sermonna la jeune shinigami à voix basse, rougissante.
-Shihôin Yôruichi, je t'ai invité à fouler le Seireitei, ce bureau inclus, pour une seule et unique raison précise. J'apprécierai si nous en venions au fait, maintenant.
-Ouuuuh, si froid après toutes ses années ! Rigola-t-elle avec un grand sourire : celle de la grande sœur charriant son petit frère jusqu'aux confins du monde s'il le fallait.

« Si tu me donnes des ailes,
Je volerai pour toi…
Même si par exemple cette terre
Sombrait tout entière au fond des eaux.
Si tu me donnes une épée,
Je prendrai parti pour toi…
Même si par exemple ce ciel
Tout entier te transperçait de lumière. »
(Tite Kubo, volume 34)

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